Catalogne : le préfet s'excuse au nom des policiers pour les blessés du référendum

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Enric Millo s'est excusé auprès des 900 personnes blessées par des policiers qui tentaient d'empêcher la tenue du référendum sur l'indépendance de la Catalogne.

L'Espagne a présenté vendredi des excuses pour les violences policières qui ont émaillé le référendum d'autodétermination, dimanche dernier en Catalogne. Le délégué du gouvernement espagnol en Catalogne, Enric Millo, a paru jouer la carte de l'apaisement alors que le chef de l'exécutif catalan, Carles Puigdemont, semble tout près de déclarer l'indépendance de la région.

"Quand je vois ces images, et plus encore quand je sais que des gens ont été frappés, bousculés et même qu'une personne a été hospitalisée, je ne peux qu'avoir des regrets et m'excuser au nom des policiers qui sont intervenus", a déclaré Enric Millo pendant un entretien télévisé.

Les violences ont suscité l'indignation en Catalogne. L'intervention brutale de la police espagnole pour empêcher des électeurs de voter a suscité l'indignation en Catalogne, au-delà des milieux indépendantistes, et de vives condamnations internationales. Madrid a dans un premier temps refusé de s'excuser en insistant sur le caractère illégal du scrutin organisé par les autorités catalanes, mais après plusieurs jours de surenchère verbale, les deux camps semblent chercher une issue à la crise pour éviter une déclaration d'indépendance unilatérale lourde d'incertitudes.

Le "oui" à l'indépendance à 90% des voix, selon les dirigeants catalans. Une porte-parole de l'exécutif catalan a ainsi déclaré que Carles Puigdemont s'exprimerait mardi après-midi devant le Parlement régional pour évoquer la "situation politique". Le président de la Généralité avait jusqu'à présent laissé entendre qu'il pourrait proclamer l'indépendance dès lundi à l'issue d'une réunion du Parlement consacrée à l'examen du résultat du référendum, où le "oui" l'a emporté avec 90% des voix, selon les dirigeants catalans.

La Cour constitutionnelle espagnole a rendu jeudi un arrêt interdisant la tenue de cette session parlementaire, mais un dirigeant catalan a affirmé vendredi matin, avant que Carles Puigdemont ne décale son intervention, qu'elle se déroulerait comme prévu.