Carlos Ghosn n'est "pas venu au Liban pour jouer un rôle politique"

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"On m'a proposé différents postes politiques, j'ai dit que j'étais très honoré (...) mais je ne le ferai pas", a répondu l'ex-PDG de Renault-Nissan, libano-brésilo-français, interrogé par Europe 1 à Beyrouth, où il s'est réfugié après avoir fui le Japon et les soupçons de malversations financières qui l'y visent. 
INTERVIEW

Citoyen de trois pays, Carlos Ghosn n'a pas choisi la France ou le Brésil pour se réfugier après sa fuite du Japon, où il est poursuivi pour malversations financières. L'ex-PDG de Renault-Nissan réside depuis le 29 décembre au Liban. Europe 1 l'a rencontré à Beyrouth pour évoquer son avenir judiciaire, sa stratégie pour mettre au jour le "complot" dont il s'estime victime, mais aussi son avenir. Dans un État qui n'extrade pas ses ressortissants, certains promettent à l'homme d'affaires de futures fonctions officielles. 

"Je ne suis pas venu ici pour jouer un rôle politique", assure pourtant Carlos Ghosn auprès d'Europe 1. "Je ne suis pas un homme public au Liban, je suis un citoyen privé. (...) Je ne réponds pas à toutes les questions qu’on me pose, surtout quand je ne suis pas concerné", balaye celui qui s’affirme prêt à se soumettre à la justice de n'importe quel pays "dans lequel les droits de la défense sont assurés". 

"On m'a proposé différents postes politiques"

"On m’a proposé différents postes politiques, j’ai dit que j’étais très honoré (...) mais je ne le ferai pas", appuie l'ancien chef d'entreprise, se disant toutefois prêt à mettre ses "compétences" au service de politiques qui souhaiteraient "aider le pays à retrouver le bon chemin". "Mais je ne le ferai pas en tant que politique", conclut-il. "Je ne le ferai pas dans un poste défini, je le ferai uniquement sur la base de l’aide à des personnes qui ont envie de redresser le pays."

L'intégralité de l'interview en vidéo ici :