Brexit : pas question de rénégocier l'accord de divorce, avertit Bruxelles

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Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, s'est entretenu dimanche soir avec Theresa May. © ARIS OIKONOMOU / POOL / AFP
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La chambre des Communes pourrait rejeter l'accord négocié fin novembre par Theresa May et Bruxelles sur la sortie du Royaume-Uni de l'UE, théoriquement prévue le 29 mars 2019.

Les 27 membres de l'Union européenne n'ont pas l'intention de renégocier l'accord trouvé avec Londres pour la sortie du Royaume-Uni le 29 mars 2019, a averti lundi la Commission européenne à la veille du vote au Parlement britannique.

"Le Royaume-Uni quittera l'UE le 29 mars 2019." L'accord mis sur la table le 25 novembre est le meilleur qui soit et le seul possible. Il n'est pas question d'une renégociation", a affirmé la porte-parole adjointe de la Commission européenne Mina Andreeva. Le président de la Commission "Jean-Claude Juncker s'est entretenu dimanche soir au téléphone avec la Première ministre britannique Theresa May qui l'a informé de la situation" avant le vote du Parlement prévu mardi, a-t-elle indiqué. "Nous partons du principe que le Royaume-Uni quittera l'Union européenne le 29 mars 2019 et nous ne voulons pas spéculer sur d'autres éventualités", a-t-elle déclaré.

Interrogée sur la décision annoncée lundi matin de la Cour de justice de l'UE selon laquelle le Royaume-Uni pouvait décider seul de renoncer au Brexit, sans l'aval des autres Etats membres, la porte-parole a indiqué que la Commission "prend acte" de cet arrêt. "Nous sommes prêts à toute éventualité. La balle est dans le camp britannique. Je rappelle qu'il y a des conditions pour une révocation", a-t-elle souligné.

La grogne de la chambre des Communes. Les députés britanniques se prononceront mardi soir sur le "Traité de retrait" de l'UE, âprement négocié durant 17 mois avec Bruxelles, mais dont l'adoption par la chambre des Communes semble très compromise en raison des multiples critiques dont il fait l'objet, dans les rangs des conservateurs de Theresa May comme des autres partis. La Premier ministre a prévenu dimanche les députés britanniques que le rejet de l'accord de Brexit lors du vote historique prévu mardi au Parlement ferait courir le "risque très réel" d'un maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne. Elle doit encore prendre la parole devant les élus en début d'après-midi.