Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

Brésil : Flavio Bolsonaro relaxé après avoir diffusé un deepfake de son père

[AFP]

Mis en cause pour avoir diffusé un deepfake de son père, Jair, appelant à voter pour lui à quelques semaines de l'élection présidentielle, Flavio Bolsonaro a été relaxé par le Tribunal supérieur électoral du Brésil. Il devrait ainsi pouvoir se présenter au scrutin.

Le Tribunal supérieur électoral du Brésil a relaxé mardi le candidat à la présidentielle Flavio Bolsonaro, qui était soupçonné d'avoir violé la loi en diffusant lors d'un meeting un deepfake de son père, l'ex-président Jair Bolsonaro, appelant à voter pour lui.

La vidéo de l'ancien chef de l'Etat d'extrême droite générée par intelligence artificielle avait été diffusée fin juillet pendant la convention du Parti libéral, qui avait lancé la candidature de Flavio Bolsonaro.

Une convention avant le début officiel de la campagne

"Ceci est une simulation de mon image et de ma voix réalisée par intelligence artificielle. Comme tout le monde le sait ici, je suis emprisonné et réduit au silence par une décision injuste", déclarait l'avatar numérique de Jair Bolsonaro. "Je vous demande d'accueillir à bras ouverts la personne que j'ai choisie pour me remplacer, la chair de ma chair, mon fils Flavio", ajoutait-il.

La coalition de gauche, qui milite pour la réélection de l'actuel président Luiz Inacio Lula da Silva, avait accusé Flavio Bolsonaro d'avoir violé une loi interdisant d'utiliser des avatars générés par IA de personnes réelles lors de campagnes politiques.

Le Tribunal suprême électoral a cependant jugé, par cinq voix contre deux, que la convention du Parti libéral avait eu lieu avant le début officiel de la campagne pour la présidentielle du 4 octobre, et que la diffusion du deepfake ne pouvait donc pas être considérée comme ayant eu lieu dans le cadre de cette campagne.

Jair Bolsonaro, 71 ans, a été condamné à 27 ans de prison en 2025 pour avoir tenté un coup d'Etat afin de se maintenir au pouvoir à la fin de son mandat (2019-2022). En mars, après plusieurs mois de détention, il a été autorisé à purger sa peine chez lui à Brasilia pour raisons de santé. Il doit toutefois se plier à des restrictions, comme s'abstenir d'utiliser les réseaux sociaux et de faire des déclarations publiques.