Aquarius : SOS Méditerranée appelle "les États européens à prendre leurs responsabilités"

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© Angelos Tzortzinis / AFP
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Actuellement situé entre Malte et Lampedusa, en Italie, l'Aquarius cherche toujours un port pour accoster. Le navire humanitaire a déjà essuyé deux refus.

La présidente de SOS Méditerranée, Sophie Beau, a appelé lundi "l'ensemble des pays européens à prendre leurs responsabilités" pour trouver un port sûr au navire humanitaire l'Aquarius qui a secouru 141 personnes vendredi.

Malte et l'Italie refusent. L'Aquarius "est en position entre Malte et l'île italienne de Lampedusa", a indiqué Sophie Beau dont l'association humanitaire a déjà eu deux "réponses officielles négatives" de la part de Malte et de l'Italie. "On demande à l'ensemble des États européens de trouver une solution. On les appelle à prendre leurs responsabilités pour trouver un port sûr en Méditerranée", a ajouté Sophie Beau selon laquelle la situation actuelle est "en contradiction la plus totale avec le droit maritime international et tout cela se fait sur le dos de personnes en danger".

 

SOS Méditerranée "très inquiet". Autre "effet pervers de la non gestion" de ce problème humanitaire par les États, "des rescapés ont raconté que cinq navires leur sont passé devant sans s'arrêter", condamne la présidente de SOS Méditerranée. "Et aujourd'hui il n'y a aucun navire sur la zone de détresse, nous sommes très inquiets".

Deux opérations de sauvetage. Au cours de deux opérations vendredi, l'Aquarius a récupéré 141 personnes au large des côtes libyennes, dont la moitié sont des enfants et un tiers des femmes, a précisé Sophie Beau. Dans la matinée de vendredi, le bateau a récupéré 25 migrants à bord d'une petite barque en bois. L'après-midi, le navire humanitaire a secouru 116 personnes, dont 67 mineurs non accompagnés, essentiellement originaires de Somalie et d'Érythrée qui se trouvaient sur une embarcation en bois, "surchargée", sans eau ni nourriture. "Les gardes-côtes qui ont assuré le sauvetage nous ont dit qu'il ne pouvaient pas nous donner un port sûr. La Libye n'est pas un port sûr", a estimé Sophie Beau.