"Après le Brexit, on sera libres de savoir ce qu'on accepte sur notre marché", prévient Montchalin

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Amélie de Montchalin sur Europe 1 2:14
La secrétaire d'État aux Affaires européennes, Amélie de Montchalin, dit vouloir des "garanties" pour les citoyens européens après le Brexit. © Europe 1
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Invitée vendredi de la matinale d'Europe 1, la secrétaire d'État aux Affaires européennes Amélie de Montchalin a réagi au vote des députés britanniques sur le texte permettant le Brexit dans trois semaines. Pour elle, ce n'est que la première phase d'un processus plus large et potentiellement conflictuel.
INTERVIEW

Est-ce la fin de trois ans et demi de crise ? Jeudi, les députés britanniques ont donné leur feu vert au texte qui permettra au Royaume-Uni de quitter l'Union européenne le 31 janvier. Sur Europe 1, Amélie de Montchalin s'est projetée au delà de cette date fatidique attendue par de nombreux européens : pour la secrétaire d'État chargée des Affaires européennes, "un bras de fer majeur" va s'engager avec les Britanniques sur les questions commerciale, fiscale, environnementale ou encore sécuritaire.

Après le 31 janvier, date du départ politique du Royaume-Uni, "on rentre dans la seconde phase des garanties que l'on doit donner à nos citoyens sur le fait qu'on va continuer d'avoir une relation avec les Britanniques, sans paradis fiscal", défend Amélie de Montchalin sur notre antenne. "On ne sacrifiera pas la qualité de l'accord, la réciprocité, sous peine d'avoir un accord vide", promet-elle.

"Pas qu'un sujet fiscal"

Pour certains observateurs, le Brexit va permettre aux Britanniques d'offrir un espace commercial attractif aux portes de l'Europe. Le Premier ministre Boris Johnson va-t-il pour autant transformer le Royaume-Uni en paradis fiscal ? "Il sera libre de ses choix, et nous on sera libres de savoir ce qu'on accepte sur notre marché. Ce sont des partenaires commerciaux, mais il faut que nos citoyens aient des garanties", prévient encore la secrétaire d'État.

Amélie de Montchalin tente enfin d'expliquer que c'est l'Union européenne qui dictera le tempo de ces négociations : "Si Boris Johnson dit que ça doit se terminer dans 11 mois et que nous il nous en faut 15, 24 ou 36", les Vingt-Sept prendront leur temps, avance-t-elle. "Il faut que d'ici là, les normes européennes s'appliquent des deux côtés de la Manche."