Après Chypre, Emmanuel Macron se rendra ce vendredi à Athènes, pour amplifier le partenariat de défense entre la France et la Grèce. A la clé, la vente notamment de quatre sous-marins fabriqués par Naval Group, pour peser davantage sur la défense européenne.
Un déplacement à haute portée stratégique. À Chypre depuis jeudi, pour participer à un Conseil européen informel, Emmanuel Macron s'envolera pour Athènes ce vendredi matin, après de nouvelles discussions avec les 27.
Une visite centrée sur le renforcement de la coopération franco-grecque en matière de défense et de sécurité, avec notamment d'importants contrats en discussions. Paris et Athènes souhaitent ainsi parler d'une seule voix, dans une Méditerranée sous tension.
Renforcer un axe franco-grec solide
Objectif : stabiliser la région et garantir la liberté de navigation, notamment autour du détroit d'Ormuz. Samedi, Emmanuel Macron et le Premier ministre grec monteront ensemble à bord d'une frégate livrée par Naval Group à la marine hellénique, symbole concret d'une coopération déjà très avancée et vitrine du savoir-faire français.
Un industriel au cœur des discussions : Naval Group justement, également en lice pour vendre à la Grèce quatre sous-marins Barracuda. Dans les airs aussi, les lignes bougent. La France propose un échange : les Mirage grecs, en partie vieillissants, pourraient être transférés à l’Ukraine contre de nouveaux Rafale à prix réduit. Athènes en possède déjà, mais pourrait ainsi accélérer la modernisation de son aviation de combat.
Derrière ces discussions, une logique : renforcer un axe franco-grec solide et peser davantage sur la défense européenne.