Afghanistan : au moins 100 morts parmi les forces de sécurité à Ghazni

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Des renforts sont envoyés dans la ville de Ghazni.
Des renforts sont envoyés dans la ville de Ghazni. © MOHAMMAD ANWAR DANISHYAR / AFP
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En quatre jours de combats dans la ville de Ghazni, 100 soldats afghans et près de 200 talibans ont été tués, ainsi qu'une trentaine de civils.

Au moins 100 membres des forces de sécurité afghanes ont été tués dans les combats les opposant depuis jeudi soir aux talibans pour le contrôle de la ville de Ghazni, à l'est de l'Afghanistan, a déclaré lundi le ministre de la Défense Tariq Shah Bahrami. "Environ 100 membres des forces de sécurité ont perdu la vie, ainsi que de 20 à 30 civils", a-t-il déclaré lors d'un point presse à Kaboul. Dans le principal hôpital de la ville, les médicaments se raréfient à mesure que les blessés arrivent. Les cadavres s'amoncellent dans cet établissement "débordé", a fait savoir la Croix-Rouge.

Assaut des talibans. Côté taliban, "194 combattants ennemis dont 12 de leurs commandants principaux ont également été tués; 147 ont été blessés", a-t-il ajouté. Neuf raids aériens ont été menés au cours de la seule journée de lundi, coûtant la vie à environ 95 talibans, a affirmé le ministre. Le gouvernement avait auparavant annoncé l'envoi de renforts à Ghazni, prise d'assaut jeudi soir par les talibans et qui se trouve sur l'axe majeur Kaboul-Kandahar reliant la capitale aux provinces du Sud, en grande partie sous contrôle des talibans

Des renforts envoyés. Le gouvernement afghan affirme garder le contrôle des principaux bâtiments publics de Ghazni, située à environ deux heures de Kaboul. Mais des habitants ont décrit des talibans déambulant dans les rues et ordonnant à la population de les ravitailler. Dimanche soir, les talibans faisaient du porte-à-porte, exigeant de l'eau, du thé ou encore des brouettes pour transporter leurs blessés, a constaté un correspondant de l'AFP dans la ville. Le président Ashraf Ghani a "décidé d'envoyer plus de renforts (...) aussi vite que possible", a déclaré son porte-parole Mohammad Haroon Chakhansuri après une réunion dimanche soir dans le palais présidentiel. Les réseaux de télécommunication sont pour la plupart coupés, rendant les informations difficiles à vérifier.