A l’île Maurice, la solidarité s’organise pour lutter contre la marée noire

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ile maurice 1:32
© DAREN MAUREE / L'EXPRESS MAURICE / AFP
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Alors que le cargo échoué sur un récif sur la côte sud-est de l’île Maurice continue à déverser des litres de fioul dans la mer, les habitants s’organisent pour nettoyer les plages. "Ça nous a fait du bien de revoir le sable devant chez nous", témoigne ainsi Connie, propriétaire d’une auberge à Mahébourg.
TÉMOIGNAGE

Alors que la marée noire d’étend, l'état d'urgence écologique déclarée à l'ile Maurice. 1.000 litres de fioul se sont déjà échappés du cargo échoué sur un récif il y a 2 semaines, et le bâtiment menace de se riser, avec encore 3.000 litres de fioul dans ses cuves du navire. Face à la catastrophe, les Mauriciens se mobilisent pour nettoyer les plages.

 

"C’est un cauchemar. C’est une substance noirâtre, épaisse. Avec les gants que je portais hier pour pouvoir enlever, c’est chaud, c’est du carburant", témoigne Connie, qui possède une auberge à Mahébourg, sur la côte, et participe à ce grand élan de solidarité.

"On ne peut pas compter que sur les autorités pour de l’aide. On doit se débrouiller comme on peut", poursuit cette Mauricienne. "il y a beaucoup de Mauriciens qui sont venus pour voir l’ampleur des dégâts. Et puis il y a ceux qui sont venus pour donner un coup de main.  Toute la journée, hier soir encore, jusqu’à 10 heures du soir, ils ont travaillé sur le front de mer."

"Toute l’île Maurice s’y met !"

Et pour nettoyer, tous s’arment de patience, et d’équipements parfois sommaires. "Les gens portent des masques, ils portent des bottes, certains ont eu des équipements de protection", explique Connie. "On sait que ça va prendre du temps, alors on a pris sur nous, on a commencé à enlever. Et croyez-moi, ça nous a fait du bien de revoir le sable devant chez nous".

Mais ce que retient d’abord Connie, c’est l’union des habitants. "Toute l’île Maurice s’y met ! C’est extraordinaire cette solidarité-là. C’est incroyable, c’est incroyable", sourit-elle.

Europe 1
Par Caroline Baudry, édité par Rémi Duchemin