Schengen : la Roumanie veut être intégrée

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Le président roumain Traian Basescu a regretté jeudi que l'adhésion de son pays à l'espace Schengen soit toujours bloquée et dénoncé les restrictions sur le marché du travail pour les Roumains maintenues par neuf pays de l'UE.

"Nous sommes surpris que, après avoir soulevé cette question lors de deux Conseils européens consécutifs, en octobre et décembre, la décision quant à l'adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie à l'espace Schengen continue d'être bloquée", a déclaré Traian Basescu en présentant ses voeux du Nouvel An au corps diplomatique accrédité en Roumanie. Et ce, a-t-il poursuivi, "bien que la situation soit claire: toutes les conditions pour une décision favorable du Conseil ont été remplies".

Membres de l'UE depuis janvier 2007, Bucarest et Sofia avaient espéré rejoindre ce vaste espace de libre circulation en mars 2011 mais s'étaient heurtées à l'opposition des Pays-Bas, de la France, de l'Allemagne et de la Finlande. Si Paris, Berlin et Helsinki ont depuis abandonné leur opposition, La Haye exige davantage de progrès dans la lutte contre la corruption pour donner son feu vert. Bucarest accuse à son tour les Néerlandais d'être otages du parti d'extrême-droite de Geert Wilders qui soutient la coalition au pouvoir.