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Violences après la victoire du PSG en Ligue des champions : «Les casseurs se sont agrégés aux supporters et aux ultras, ils s’en sont servis», estime Alain Bauer

Alain Bauer a analysé les violences survenues après la victoire du PSG en Ligue des champions, insistant sur la différence entre supporters, ultras et hooligans. [Europe 1 ]

Invité de Laurence Ferrari lors de la Grande Interview Europe 1-CNEWS, ce lundi 1er juin, Alain Bauer a analysé les violences survenues après la victoire du PSG en Ligue des champions, insistant sur la différence entre supporters, ultras et hooligans.

Invité de Laurence Ferrari ce lundi 1er juin sur Europe 1-CNEWS, Alain Bauer, professeur émérite de criminologie au Conservatoire national des arts et métiers, est revenu sur les violences survenues en marge des rassemblements de supporters après la finaleé de Ligue des champions opposant le PSG à Arsenal. 

Le criminologue a appelé à distinguer les différents profils impliqués dans ces débordements. "Le drame du football, c’est qu’on mélange les supporters qui aiment le football, les ultras qui aiment ce sport, peut-être un peu trop et les hooligans qui n’aiment que la violence", a-t-il expliqué. 

"Ils n’aiment pas le football, ils n’aiment pas le sport, ils aiment la violence"

Selon Alain Bauer, les hooligans ne doivent pas être considérés comme de simples passionnés de football ayant basculé dans l’excès. "Le hooligan est un délinquant", a-t-il insisté, rappelant que le terme avait été popularisé en Grande-Bretagne dans les années 1980 pour désigner des individus à tenir à distance des stades. 

Pour le professeur émérite de criminologie, ces profils sont à la recherche de l’affrontement. "Ils n’aiment pas le football, ils n’aiment pas le sport, ils aiment la violence", a-t-il poursuivi. 

Selon lui, ces individus se sont d’abord placés en tête des manifestations, puis sur les côtés, avant de s’en prendre parfois aux manifestants eux-mêmes. Une logique qu’il retrouve aujourd’hui dans certains débordements autour du football. "Les casseurs se sont agrégés aux supporters et aux ultras. Ils s’en sont servis", a-t-il estimé.