Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

Affaire Epstein : «L'Américain est le modèle de la prédation sexuelle», analyse Alain Bauer

[Europe 1]

Alain Bauer, professeur émérite au conservatoire national des arts et métiers et écrivain, était l'invité de La Grande interview Europe 1-CNews ce lundi. Au micro de Laurence Ferrari, il revient sur l'affaire Epstein et affirme que "Nous sommes à l'aube de la grande affaire de prédation sexuel entre la finance et la politique". 

Quelle ampleur pour l'affaire Epstein en France ? Alors qu'outre-Atlantique, la publication de nouveaux documents ces derniers mois révèle l'ampleur du réseau du pédocriminel américain, la France ne semble pas non plus épargnée. 

Invité ce lundi sur le plateau de La Grande interview Europe 1-CNews, le professeur émérite au conservatoire national des arts et métiers et auteur de "La vérité sur le système Epstein" Alain Bauer, est revenu sur l'origine de son procès. 

"Quand les 3,5 millions de documents ont été publiés (déclassifiés par la Maison-Blanche ndlr), j'ai commencé a être étonné de ne pas voir apparaître un cas Epstein, mais un système Epstein", explique-t-il. 

L'affaire Epstein d'une ampleur sous-estimée en France ?

La révélation de ces documents "permet pour la première fois d'analyser de manière détaillé ce qui est vérifié, validé et documenté. Et donc, on sait qu'il y a un système américain, mais maintenant on découvre qu'il y a un système anglais et aussi un dossier français. Comme Mme la procureure de Paris l'a répété l'autre jour : cela a permis d'ouvrir deux nouvelles enquêtes. Une sur les volets financiers : qui a payé quoi et qui a été corrompu. Et une sur le volet de la prédation sexuelle. Et sur le volet de la prédation sexuelle, il y a onze nouvelles plaintes en France depuis février. Donc il se passe quelque chose. Et donc je crains que la partie française du système Epstein soit aussi importante que la partie américaine ou que la partie anglaise", poursuit-il. 

"On est au début du commencement de probablement la plus grande affaire de prédation sexuelle, de relation entre la finance et le politique qu'on ait connu. Car Jeffrey Epstein, c'est un entremetteur, c'est un demi-mondain. C'est quelqu'un qui rend des services à tout le monde, la perversité sexuelle et la pédocriminalité en plus. Et il faut bien comprendre : Epstein, ce n'est pas le premier prédateur sexuel, mais c'est le modèle de la prédation", conclut-il.