Fabien Vanhemelryck, patron du syndicat Alliance Police Nationale, fustige dans "Christine Kelly et vous" le "déni de réalité" de l'Etat face à l'ampleur des violences en marge de la victoire du PSG en Ligue des champions. Pour lui, "on n'est même pas capable de dire la vérité aux citoyens".
L'Etat a-t-il minimisé les violences en marge de la victoire du PSG en Ligue des champions samedi soir ? Malgré 22.000 membres des forces de l'ordre sur le terrain, dont 8.000 à Paris, le bilan de ces violences est lourd : 890 interpellations et 233 policiers blessés.
"Il y a eu le feu partout en France, dans énormément de circonscriptions, et la police a eu du mal à maîtriser une situation" pointe dans Christine Kelly et vous Fabien Vanhemelryck, patron du syndicat Alliance Police Nationale, premier syndicat de gardiens de la paix et gradés.
"Comment explique-t-on que le match commence à 18h et qu'à 18h15 les échauffourées commencent déjà ? On est face à une situation de chaos, d'insurrection, et on a un ministre de l'Intérieur qui, pendant 4 jours avant de passer à l'Assemblée Nationale, parle de débordement et de situation maîtrisée, au lieu de parler d'émeute. On se moque de qui dans tout ça ?", lance encore le policier. Et ce n'est que "4 jours après, à l'Assemblée Nationale, qu'on commence à évoquer le mot émeute".
Pour Fabien Vanhemelryck, "on n'est même pas capable de dire la vérité aux citoyens", et "on se retrouve dans un déni de réalité".