Une boucherie et une fromagerie vandalisées dans les Yvelines

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Une enquête pour "dégradations" a été ouverte et confiée à la brigade de gendarmerie de Saint-Arnoult. (Photo d'illustration)
Une enquête pour "dégradations" a été ouverte et confiée à la brigade de gendarmerie de Saint-Arnoult. (Photo d'illustration) © MYCHELE DANIAU / AFP
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Une enquête pour "dégradations" a été ouverte après ces faits survenus dans la nuit de lundi à mardi.

Les vitrines d'une boucherie et d'une fromagerie ont été dégradées dans la nuit de lundi à mardi à Saint-Arnoult-en-Yvelines, dans les Yvelines, et un tag antispéciste a été retrouvé sur le second établissement, a appris l'AFP mardi de source proche de l'enquête.

Des inscriptions "Stop répression" et "Spéciste". Des impacts de projectiles ont été retrouvés sur les vitrines de ces deux magasins, situés à quelques dizaines de mètres l'un de l'autre dans le centre-ville de cette commune, a indiqué cette source. Sur la boucherie, les mots "Stop répression" ont été inscrits, et sur la fromagerie le mot "spéciste", selon la même source. Les faits se sont produits aux alentours de 3 heures du matin. Une enquête pour "dégradations" a été ouverte et confiée à la brigade de gendarmerie de Saint-Arnoult, avec le concours de la brigade de recherche de Rambouillet.

Plusieurs précédents en Île-de-France. Les antispécistes s'opposent à toute hiérarchie entre espèces, notamment entre l'être humain et les animaux. Début septembre, la vitrine d'une boucherie d'Épinay-sur-Orge dans l'Essonne avait été dégradée, ainsi qu'une boucherie et une charcuterie de la même rue à Fontenay-sous-Bois, dans le Val-de-Marne. Des tags antispécistes avaient été retrouvés sur place mais ces actions n'ont pas été revendiquées.

Au moins une cinquantaine d'actes, a recensé la profession. Après une nouvelle dégradation de commerce attribuée à des militants vegans, les bouchers-charcutiers ont été reçus le 3 juillet au ministère de l'Intérieur dont ils sont ressortis rassérénés, espérant un coup d'arrêt à "l'impunité". Début juillet, la Confédération française de la boucherie-charcuterie et traiteurs (CFBCT) avait chiffré à "au moins à une cinquantaine, soit par des tags soit par des bris de glace" le nombre d'actes ayant visé des boucheries sur l'ensemble du territoire. La CFBCT avait toutefois appelé à ne pas faire d'amalgame : "Toutes les organisations ne sont pas violentes", avait déclaré son président, évoquant "des groupuscules, dans des départements, dans des régions, qui sont violents". Les associations antispécistes L214 et 269 Libération animale ont clairement pris leurs distances avec ce type d'actions.

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