Un club électro parisien fermé après un décès par overdose

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Le "Collectif action nuit" a lancé une alerte sur la circulation ces dernières semaines, à Paris, de stupéfiants largement surdosés. (Image d’illustration) © DOUANE FRANCAISE / AFP
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La victime, âgée de 21 ans, auraient ingurgitée plusieurs ecstasys dilués dans de l'alcool. L'adjoint à la vie nocturne à Paris a estimé pour sa part que la sanction prononcée à l'encontre du club, par la Préfecture de Police, n'allait pas résoudre le problème de la consommation de drogues dures.

Le club parisien de musiques électroniques "Dehors Brut", où un jeune homme est décédé le week-end dernier d'une overdose, a annoncé faire l'objet d'une fermeture administrative à compter de ce vendredi. "Suite à l'accident survenu dans la nuit du samedi 31 août et qui nous a bouleversés, la Préfecture de Police de Paris a prononcé une fermeture administrative immédiate de 'Dehors Brut' à compter d'aujourd'hui (vendredi)", a annoncé la direction du lieu dans un communiqué. D'après une source proche du dossier, la fermeture sera effective pour une durée de 30 jours.

Les premiers éléments de l'enquête, ouverte pour homicide involontaire et confiée à la brigade des stupéfiants, confortent l'hypothèse d'un décès par overdose, a indiqué une source judiciaire, sans préciser la nature des substances ingérées par la victime de 21 ans. "Ses amis ont parlé de quatre ecstasys qui auraient été écrasés et mis dans une bouteille qu'ils partageaient", a raconté une source proche du dossier.

Immense dancefloor de 5.000 m2 ouvert fin juillet sur un site SNCF au sud-est de la capitale, "Dehors Brut" est géré par l'ancienne équipe de la "Concrete", célèbre péniche-club fondée il y a huit ans et fermée cet été après le non-renouvellement de son bail."Tous nos événements depuis 2011 ont toujours fait l'objet d'une attention toute particulière à assurer de façon optimale la sécurité de notre public", ont affirmé les gestionnaires dans leur communiqué. "Dehors Brut" avait notamment des secouristes présents lors de ses soirées et accueillait à des "actions de prévention pour lutter contre l'usage de stupéfiants", rappellent-ils. "De façon générale, ces fermetures n'ont et ne régleront jamais le fond du problème", estiment-ils, en appelant les pouvoirs publics à lancer "une campagne d'ampleur en direction des centaines de milliers de jeunes et d'usagers des établissements festifs".

Une sanction "disproportionnée"

Mardi, le "Collectif action nuit", composé d'experts et de professionnels de la nuit, s'était alarmé dans un communiqué de la "recrudescence de consommation de produits stupéfiants particulièrement dangereux" et notamment d'ecstasys "largement surdosés (qui) circulent ces dernières semaines en France". Pour la mairie de Paris, "la sanction tape à côté du problème et est disproportionnée", a déclaré Frédéric Hocquard, adjoint à la vie nocturne.

"Un jeune homme est mort et c'est très grave" a-t-il ajouté. "Mais le préfet se trompe et prend le problème à l'envers : sanctionner un club qui fait beaucoup de choses dans le domaine de la prévention, c'est un mauvais message", estime-t-il, en rappelant que l'endroit "doit être un des seuls clubs en France à avoir une antenne de la protection civile sur place". Site éphémère car situé sur une future zone d'aménagement commercial (ZAC), "Dehors Brut" doit fermer ses portes définitivement fin octobre.

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