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«Tout à fait inadmissible» : un ingénieur travaillant sur l'enfouissement des déchets nucléaires à Bure visé par une bombe

L’ingénieur visé travaille pour l’Andra, qui planche depuis de longues années sur le projet Cigéo : l’enfouissement de déchets hautement radioactifs à Bure d’ici une dizaine d’années. [JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP]

Un ingénieur de l’Andra (l’Agence nationale de gestion des déchets radioactifs) qui travaille sur le projet Cigéo a été personnellement visé par des opposants à cet enfouissement de déchets radioactifs à Bure (Meuse). Une bombe a été déposée dans son jardin, sans toutefois faire de blessé.

Dans les Vosges, une bombe a été désamorcée chez un ingénieur travaillant dans le domaine du nucléaire, un acte revendiqué par un site web anarchiste. L’ingénieur visé travaille pour l’Andra, qui planche depuis de longues années sur le projet Cigéo : l’enfouissement de déchets hautement radioactifs à Bure d’ici une dizaine d’années. 

Ce projet se heurte depuis ses débuts à l’opposition de nombreux activistes, mais jamais un membre de l’Andra n’avait été directement et personnellement visé.

Un acte revendiqué par des anarchistes

Vendredi dernier, une bombe a été déposée à côté du cabanon de jardin d’un ingénieur de l’Andra, dans la commune vosgienne où il réside avec sa famille. Immédiatement, la police et des démineurs sont intervenus pour la désamorcer.

L’acte a été revendiqué par un site internet anarchiste, farouchement opposé au projet Cigéo. Ce site qualifie l’ingénieur visé de "mafieux du nucléaire".

"Jamais la vie d’un collaborateur n’avait été mise en danger"

L’acte de ces militants est "tout à fait inadmissible", dénonce Patrice Torres, directeur de l’Andra. "Nous avons évidemment l’habitude des controverses, du débat, des provocations, des intimidations. Par contre, nous n’avons pas l’habitude que la vie ou, en tout cas, l’intégrité physique de certains de nos collaborateurs soit mise en danger et, au-delà d’eux-mêmes, de leurs proches. On a eu des provocations, y compris sur des domiciles de certains d’entre nous, mais jamais une mise en danger avec le dépôt d’une bombe incendiaire."

Une enquête a été ouverte par le parquet d’Épinal. L’ingénieur visé a porté plainte et l’Andra va en faire de même, assure son directeur.