Six hommes victimes d'une agression homophobe à Paris

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Les policiers sont rapidement intervenus pour mettre fin à l'agression qui a duré une quinzaine de minutes.
Les policiers sont rapidement intervenus pour mettre fin à l'agression qui a duré une quinzaine de minutes. © GEORGES GOBET / AFP
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Six hommes ont été victimes d'une agression homophobe, dimanche à Paris. Le suspect a été placé en détention provisoire.

Six hommes ont été victimes d'une agression homophobe dimanche à Paris et l'auteur présumé a été placé en détention provisoire, a-t-on appris jeudi de sources concordantes, confirmant une information du magazine Têtu.

L'agresseur se promenait avec une femme et deux enfants

"Les six hommes, dont quatre étaient en couple, se baladaient dans le quartier (parisien) des Pyrénées dimanche vers 20 heures lorsqu'un homme s'est attaqué à quatre d'entre eux", a expliqué à l'AFP, l'avocat de cinq d'entre eux, Me Jean-Baptiste Boué-Diacquenod. L'homme, "imposant physiquement" et qui se promenait avec une femme et deux enfants, "a asséné des coups sans raison apparente", a ajouté l'avocat qui a précisé qu'il n'y a eu ni "provocation" ni "incitation" de la part de ses clients, également victimes d'insultes homophobes.

Les policiers, prévenus par des passants qui filmaient la scène selon l'avocat du sixième homme, Me Philippe Baron, sont rapidement intervenus pour mettre fin à l'agression qui a duré une quinzaine de minutes. Son client a été admis aux urgences avec une double fracture de la mâchoire tandis que les trois autres se sont vu prescrire entre un à sept jours d'ITT.

SOS Homophobie compte se porter partie civile

L'auteur présumé a "été déféré au parquet le 26 juin et présenté à un juge d'instruction", a-t-on appris auprès du parquet. Une information judiciaire a été ouverte pour "violences commises en état d'ivresse et en raison de l'orientation sexuelle ou de l'identité de genre des victimes ayant entraîné des incapacités inférieures et supérieures à 8 jours". Il a été placé en détention provisoire, a ajouté le parquet.

Les victimes présumées "sont profondément choquées et restent à ce jour traumatisées par la violence gratuite dont ils ont été victimes", a témoigné Me Boué Diacquenod. Selon SOS Homophobie, qui compte se porter partie civile tout comme Stop Homophobie, les agressions physiques envers les personnes LGBT (lesbiennes, gays, bis, trans) ont atteint un record en 2018 avec 231 faits signalés, selon leur rapport annuel.