Paris : un homme décède après une interpellation à scooter, l'IGPN saisie

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Une enquête pour "recherche des causes de la mort" a été ouverte.
Une enquête pour "recherche des causes de la mort" a été ouverte. © AFP
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Un conducteur de scooter qui a fait un malaise cardiaque après une interpellation mouvementée par la police, vendredi à Paris, est décédé dans la nuit de samedi à dimanche. L'IGPN a été saisie et la famille envisagerait de porter plainte. 

Un conducteur de scooter qui a fait un malaise cardiaque après une interpellation mouvementée par la police, vendredi à Paris, est décédé dans la nuit de samedi à dimanche, a-t-on appris de sources concordantes. Une enquête pour "recherche des causes de la mort" a été ouverte et l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), la "police des polices", a été saisie, a indiqué une source judiciaire, confirmant des informations de BFMTV et Le Parisien.

L'homme téléphonait sur son scooter

 

Cédric C., un livreur de 42 ans, avait été interpellé vendredi matin sur le quai Branly à Paris alors qu'il conduisait son scooter. Selon une source policière, il était en train de téléphoner. "Dès le début, il a eu un ton irrespectueux et agressif", a déclaré cette source. "Au moment de repartir, il s'est mis à insulter les policiers qui ont décidé de l'interpeller pour outrage. Il a résisté lors de l'interpellation et a fait un malaise cardiaque".

L'homme a aussitôt été pris en charge par les policiers puis les pompiers et conduit dans un établissement hospitalier, a ajouté la source policière. "Il est décédé aux alentours de 3 heures 30 du matin" dimanche, a déclaré à l'AFP Maître Arié Alimi, qui défend la famille. Selon l'avocat, l'avis médical donné à la famille fait état d'un décès causé par "un arrêt cardiaque consécutif à une privation d'oxygène".

 

La famille envisage de porter plainte

"Une des hypothèses est que cette privation d'oxygène soit due à un étranglement ou un plaquage ventral", a affirmé Maître Alimi, qui avait déjà lancé samedi un appel à témoins afin de recueillir des témoignages sur les circonstances de l'interpellation.

La famille envisage de porter plainte pour "violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique en réunion ayant entraîné la mort sans intention de la donner", selon l'avocat. Les médecins de l'Hôpital Georges-Pompidou doivent encore délivrer un certificat médical et une autopsie doit être réalisée prochainement.