Maëlys : le suspect a reconnu que la fillette est montée dans son véhicule

, modifié à
  • A
  • A
Partagez sur :
L'homme mis en examen dimanche pour enlèvement et séquestration, dans l'enquête sur la disparition de Maëlys, a reconnu que la fillette est montée dans sa voiture.

L'homme de 34 ans, mis en examen dimanche pour "arrestation, enlèvement, séquestration ou détention arbitraire de mineur" de moins de 15 ans, dans l'enquête sur la disparition de Maëlys, a reconnu lundi que la fillette de 9 ans est bien montée dans sa voiture, où a été trouvée une trace d'ADN de l'enfant, selon son avocat.

Trace d'ADN de l'enfant sur le tableau de bord. Cette trace d'ADN de la fillette de 9 ans, disparue depuis une semaine en Isère où elle participait à un mariage avec ses parents, a été relevée "sur un élément de commande du tableau de bord" de la voiture, a précisé Maître Bernard Méraud. "Il y a une très infime possibilité pour que cela ne soit pas l'ADN" de Maëlys, a reconnu l'avocat. Cette unique trace, parmi de très nombreux prélèvements effectués, était "mélangée avec l'ADN de mon client" mais il ne faut pas écarter l'éventualité d'un "transfert d'ADN", a expliqué l'avocat. Autrement dit, la trace pourrait avoir été déposée par un tiers sur cet élément de commande du tableau de bord, un endroit pas "très compatible" avec une présence éventuelle de Maëlys, a encore expliqué l'avocat.

La fillette et un petit garçon. Son client, un homme de 34 ans mis en examen pour enlèvement et écroué dimanche soir, nie toute implication dans la disparition mais a tenté d'expliquer la présence de cette trace. "Il a déclaré que la fillette était entrée dans le véhicule avec un petit garçon, sur la banquette arrière, pour voir si son chien (celui du suspect, ndlr) était dans le coffre", a poursuivi Maître Bernard Méraud. 

L'avocat a également relevé que le véhicule de son client, stationné à proximité de la salle des fêtes de Pont-de-Beauvoisin où se déroulait le mariage le week-end dernier, était toutes fenêtres ouvertes, ce qui a pu permettre à des enfants d'y monter. "Il faut se garder de toutes certitudes", a encore avancé le conseil, en soulignant que son client "continue de nier totalement" toute implication dans la disparition de Maëlys.