Dakar : l'explosion de la voiture de Philippe Boutron provoquée par un engin explosif

La course Paris-Dakar, en Arabie Saoudite, le 13 janvier 2022
La course Paris-Dakar, en Arabie Saoudite, le 13 janvier 2022 © Franck Fife- AFP
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AFP avec Europe 1 , modifié à
L'explosion qui a gravement blessé le pilote français Philippe Boutron le 30 décembre 2021, en Arabie Saoudite juste avant le départ du Dakar, a été causée par "un engin explosif improvisé", selon les enquêteurs qui se sont rendus sur place.

La seule explication possible à l'origine de l'explosion le 30 décembre du véhicule du pilote français Philippe Boutron lors du Dakar 2022 en Arabie saoudite est la pose d'un "engin explosif improvisé", a indiqué ce vendredi une source proche du dossier. Selon cette source, qui confirmait une information de RTL, le parquet national antiterroriste (Pnat) s'est déplacé fin janvier - début février en Arabie saoudite. Contacté par Europe 1, une source proche de l'enquête, confirme également ces informations. Il était accompagné des enquêteurs de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et des techniciens de la police technique et scientifique, qui ont pu réaliser des prélèvements sur le véhicule et parvenir à cette conclusion.

"Tentative d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste"

Le 30 décembre, l'explosion qui a touché la voiture à Jeddah, deuxième ville d'Arabie saoudite, a grièvement blessé le conducteur, le Français Philippe Boutron. Cinq autres personnes étaient également à bord. Les autorités saoudiennes ont évoqué un "accident". Mais Paris a souligné dès le début que "l'hypothèse d'un acte criminel" n'était pas écartée. Le 4 janvier, le Pnat a annoncé avoir ouvert une enquête préliminaire pour "tentative d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste".

Philippe Boutron conduisait au moment de l'explosion, près de l'hôtel où les occupants du véhicule venaient de passer la nuit. L'équipage se dirigeait vers le stade où avaient lieu les vérifications sur les voitures devant prendre part au rallye-raid, qui commençait deux jours plus tard. Rapatrié après avoir été opéré en Arabie saoudite. Il a été soigné à l'hôpital militaire Percy de Clamart, près de Paris, puis placé quelques jours en coma artificiel pour soulager ses douleurs.

Fin janvier, dans un entretien à France Bleu Orléans, il est revenu sur l'explosion: "il y a eu un gros choc. On ne s'y attendait pas du tout. La bombe a été mise sous le plancher (de son véhicule d'assistance, ndlr) et j'ai pris le plancher sous les jambes". Il a indiqué qu'il pourrait remarcher.