Près de 2.000 personnes ont fait la fête dans un hangar en Ille-et-Vilaine (Image d'illustration). 1:43
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Charles Guyard, édité par Rémi Duchemin , modifié à
Près de 2.500 personnes se sont rassemblées pour une vaste fête clandestine dans des hangars désaffectés à Lieuron, en Ille-et-Vilaine, et ce malgré les interdictions et les mesures sanitaires. Les gendarmes sont intervenus, ce qui a engendré des tensions avec les participants.
INFO EUROPE 1

Pour beaucoup, le réveillon du Nouvel An a été sobre et sage : pas d'effusion, pas de rassemblement massif ou de fête d'ampleur, coronavirus oblige. Il y a quand même eu quelques exceptions. Au sud de Rennes, à Lieuron, jusqu'à 2500 personnes se sont réunies dans des hangars désaffectés toute la nuit et une partie de la matinée pour faire la fête. Et beaucoup de ces fêtards sont encore là vendredi matin, sous un froid soleil d'hiver.

"On veut faire la fête, mais on n'est pas inconscients non plus"

Certains sont assoupis dans les voitures, d'autres petit- déjeunent, coffre ouvert. Et au loin, on entend encore le son de la musique électronique s'échapper des hangars où était organisé une gigantesque rave party. Impossible de connaître le nombre exact de participants, mais au plus fort de la fête, cette nuit, ils étaient plus de 2.500 à danser, selon la préfecture.

 

La plupart sont jeunes entre 20 et 30 ans. Certains sont venus de loin, parfois de très loin et même de l'étranger, de Belgique notamment. Julie, elle, est venue en voisine, de la Bretagne. Elle est arrivée aux alentours de 22-23 heures, après  trois à quatre kilomètres de ralentissements sur la deux fois deux voies juste à côté. "On veut faire la fête, mais on n'est pas inconscients non plus. On essaye de respecter les gestes barrières. Il y a des masques, ils nous ont dit de ne pas boire dans la bouteille des autres, de prendre soin de nos proches", assure la jeune femme, interrogée par Europe 1.

Une voiture de la gendarmerie incendiée, trois militaires blessés

"On va dire qu'on ne respecte pas la loi parce qu'on fait quand même la fête malgré le couvre-feu", admet Julie. "Mais il y a quand même les gestes (barrières) qui sont là, donc on essaye de mélanger les deux, en essayant de faire la fête quand même parce que c’est le 1er de l’an, on est jeunes et il faut s'amuser quand même", sourit-elle.

 

Un important dispositif de forces de l'ordre a été déployé à la sortie du site. Un hélicoptère a également survolé la zone. Si tout se passait dans le calme à la mi-journée, la nuit a toutefois été plutôt tendue avec un véhicule de gendarmerie incendié et trois militaires légèrement blessés, dans des affrontements.