INFO EUROPE 1 - Un policier soupçonné d'avoir détourné des dizaines d'armes saisies

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Un fonctionnaire de la police judiciaire de Rennes figure parmi les suspects (photo d'illustration).
Un fonctionnaire de la police judiciaire de Rennes figure parmi les suspects (photo d'illustration). © AFP
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Un policier a été mis en examen et laissé libre sous contrôle judiciaire après la découverte d'une centaine d'armes dans un hangar agricole du Morbihan. 
INFO EUROPE 1

Une cache d'arme découverte par des adolescents, et qui permet de remonter jusqu'à... un policier. Selon les informations d'Europe 1, un fonctionnaire de la police judiciaire de Rennes, âgé de 59 ans, est soupçonné d'avoir détourné des armes saisies par la police et qui auraient dû être détruites. 

Des munitions issues de stocks destinés à la police

L'histoire, révélée par le Télégramme, commence le 1er mai, lorsque des adolescents découvrent un arsenal d'armes dans un hangar agricole de Beignon, dans le Morbihan. "Quand mon fils est rentré le soir à la maison, je lui ai fait les poches car je pense qu'il fume", explique la mère de l'un d'entre eux au quotidien régional. "C'est là que j'ai vu les cartouches". Le garçon d'une quinzaine d'années lui raconte alors avoir fait cette découverte en jouant au football avec des amis. 

Prévenus par la mère de famille, les gendarmes se rendent sur place et découvrent une vingtaine de fusils, près de 80 armes de poing, ainsi que des milliers de munitions... dont certaines proviennent directement de stocks destinés à la police. Une information judiciaire pour "infractions à la législation sur les armes et association de malfaiteurs" est ouverte. 

Une perquisition dans les locaux de la police judiciaire

Deux hommes se présentent spontanément aux enquêteurs : le propriétaire du hangar, et le fonctionnaire de police. Une perquisition est menée le jour même dans les locaux de la direction de la police judiciaire de Rennes, tandis que les suspects reconnaissent les faits au cours de leurs auditions, assurant être des collectionneurs d'armes.

"La piste terroriste est totalement exclue", a indiqué le procureur de Rennes à l'AFP. Placés en garde à vue, les deux suspects ont été laissés libres sous contrôle judiciaire. Le magistrat a saisi l’IGPN et les gendarmes de la section de recherches de Rennes. La suite de l’enquête devra permettre de déterminer d’où provenaient précisément ces armes et si elles étaient destinées à être revendues, ou effectivement collectionnées. 

 

Europe 1
Par Guillaume Biet, édité par Margaux Lannuzel

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