Hauts-de-Seine : expulsée parce qu'elle fait trop de bruit lorsque son compagnon la bat

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La trentenaire a reçu l'ordre de quitter les lieux avant le 12 septembre
La trentenaire a reçu l'ordre de quitter les lieux avant le 12 septembre © Capture d'écran Google Street View
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Élodie, 37 ans et mère de deux fillettes, a été expulsée de son logement de La Garenne-Colombes, dans les Hauts-de-Seine, à cause de ses cris lorsque son compagnon la battait.

Une mère de famille de 37 ans a été expulsée de son logement HLM de La Garenne-Colombes, dans les Hauts-de-Seine, par le tribunal de grande instance de Colombes. En cause ? Le bruit qu'elle émettait lorsqu'elle se faisait battre par son compagnon, rapporte Le Parisien dimanche

Un voisinage troublé par des cris. "Je ne comprends pas qu'on m'expulse avec deux enfants à cause de bruits", a confié Élodie, mère de deux fillettes au Parisien. La mère de famille a jusqu'au 12 septembre pour quitter son appartement de la résidence HLM 3 F, selon le jugement du tribunal de grande instance rendu le 29 juin. Cette décision fait suite aux nombreuses plaintes reçues par le bailleur social à l'encontre de la trentenaire. Les voisins ont évoqué des cris qui troublaient leur quiétude. Des cris provoqués par les scènes de violences subies par Élodie depuis plusieurs années.

Une vie conjugale de violences et d'insultes. À la suite d'une fracture du poignet survenue en 2016, le compagnon de la jeune femme a commencé à la rabaisser. "Un jour, enfin une nuit", a-t-elle confié au journal, "il est rentré à 4 heures du matin, je dormais, il m’a insultée et après il m'a mis des claques, des coups au visage. J’ai appelé à l’aide, personne n’est venu." Élodie dépose alors plainte le 30 mars dernier. Un mois plus tard, de nouveaux coups pleuvent, la trentenaire dépose une nouvelle fois plainte, son compagnon est placé en garde à vue et ne réintègre plus le domicile conjugal. 

Une décision d'expulsion. Pourtant, la procédure suit son cours du côté du bailleur social. Le couple est convoqué devant le tribunal et reçoit l'ordre de quitter leur appartement le 29 juin. "Comme Monsieur et Madame sont tous les deux titulaires du bail, la résiliation s’applique à eux deux", justifie le bailleur qui précise qu'"on entend qu’elle est victime de violences et elle n’est pas à la rue : nous travaillons à une solution de relogement." Élodie a fait appel. 

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