Gard : jusqu'à six mois ferme pour l'agression d'un couple gay

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L'un des deux agresseurs a été condamné à six mois de prison ferme. (Photo d'illustration)
L'un des deux agresseurs a été condamné à six mois de prison ferme. (Photo d'illustration) © ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP
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Deux hommes ont été condamnés respectivement à cinq mois avec sursis et six mois ferme, pour avoir agressé un couple gay à Pont-Saint-Esprit, le 8 juin 2017.

Deux hommes ont été condamnés, l'un à six mois de prison ferme et l'autre à cinq mois avec sursis, jeudi, par le tribunal correctionnel de Nîmes pour l'agression d'un couple homosexuel en 2017 à Pont-Saint-Esprit, dans le Gard, agression qui avait été filmée par des caméras.

"La justice commence à comprendre et à condamner l'homophobie." Le 8 juin 2017, Michel et Marc, un couple homosexuel, se promenaient à Pont-Saint-Esprit quand un groupe les avait molestés et insultés. Deux des agresseurs avaient pu être identifiés grâce à des caméras de vidéosurveillance. Les prévenus ont nié le caractère homophobe de l'agression qui a été toutefois retenu par le tribunal comme un facteur aggravant. "Nous sommes satisfaits de cette condamnation, nous voyons que la justice commence à comprendre et à condamner l'homophobie", a réagi Alexandre Marcel, président du comité Idaho France, association de lutte contre l'homophobie, au lendemain de la décision de justice.

Un membre du couple meurt d'une crise cardiaque un mois après les faits. Selon Alexandre Marcel, "les procès qui aboutissent sont rares, les caméras de vidéosurveillance ont joué un rôle important dans cette affaire". "Seuls 10% des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres victimes de violences ont le courage de porter plainte car elles ont peur de se déplacer dans les commissariats. Nous les encourageons à porter plainte auprès des procureurs", a ajouté Alexandre Marcel. Michel, 50 ans, est mort d'une crise cardiaque un mois après l'agression à Pont-Saint-Esprit. "Il n'arrêtait pas de nous appeler, il était traumatisé d'avoir vu son compagnon de 60 ans se faire tabasser", a rapporté le président du comité Idaho.

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