Attaque au couteau dans la Drôme : le parquet national antiterroriste se saisit de l'enquête

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Romans sur isère drôme
L'attaque a fait deux morts, samedi matin à Romans-sur-Isère. © AFP
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Le parquet national antiterroriste a annoncé samedi soir se saisir de l'enquête sur l'attaque au couteau qui a fait deux morts et cinq blessés samedi matin à Romans-sur-Isère, dans la Drôme. Les premières investigations "ont mis en évidence un parcours meurtrier déterminé", écrit le PNAT dans un communiqué. 

Le parquet national antiterroriste (PNAT) a annoncé samedi dans un communiqué ouvrir une enquête notamment pour "assassinats en relation avec une entreprise terroriste" et "association de malfaiteurs terroriste criminelle", après l'attaque au couteau de Romans-sur-Isère qui a fait deux morts et quatre blessés.

"Un parcours meurtrier déterminé"

Les premiers éléments de l'enquête sur l'auteur de l'attaque, un homme d'origine soudanaise né en 1987, "ont mis en évidence un parcours meurtrier déterminé de nature à troubler gravement l'ordre public par l'intimidation ou la terreur", selon le PNAT, qui ajoute que lors d'une perquisition à son domicile ont été retrouvés "des documents manuscrits à connotation religieuse dans lesquels l'auteur des lignes se plaint notamment de vivre dans un pays de mécréants."

 

L'assaillant a tué samedi deux personnes et en a blessé cinq autres, dans une boulangerie, un bureau de tabac et dans la rue, lors de cette attaque au couteau perpétrée vers 10h45 dans cette ville de la Drôme de 35.000 habitants, en pleine période de confinement pour lutter contre l'épidémie de Covid-19. Il a été interpellé sans résistance très rapidement après les faits "alors qu'il se trouvait à genoux sur un trottoir priant en langue arabe", selon le PNAT. C'est l'une des nombreuses patrouilles de police chargées de faire respecter le confinement qui l'a interpellé.

Macron a promis "toute la lumière"

Dans le détail, l'enquête ouverte par le Parquet antiterroriste vise les chefs "d'assassinats et tentatives d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle." Samedi soir, deux personnes sont en garde à vue : l'auteur présumé des faits et "l'une de ses connaissances".

Les investigations ont été confiées à la Sous-Direction antiterroriste de la Direction centrale de la police judiciaire, à la Direction centrale de la police judiciaire ainsi qu'à la Direction générale de la sécurité intérieure. Le chef de l'État, Emmanuel Macron, a promis dans un tweet que "toute la lumière" serait faite "sur cet acte odieux qui vient endeuiller notre pays déjà durement éprouvé ces dernières semaines".

Cette attaque intervient au moment où la France vit sous une constante menace terroriste depuis la vague d'attentats jihadistes sans précédent amorcée en 2015.
Depuis le début de l'année, la justice antiterroriste s'est saisie d'une attaque