Le feu de forêt débuté lundi dans le massif du Claps, près de Bellegarde-en-Diois dans la Drôme, "n'est pas encore fixé", indiquent mercredi à la mi-journée les pompiers, qui ont revu la surface brûlée "légèrement à la baisse".
Après une nuit plus fraîche et humide, les pompiers restent vigilants alors qu'une hausse des températures est attendue avec l'arrivée du vent, et une baisse de l'humidité, prévient la préfecture de la Drôme. "Des points chauds subsistent, notamment sur le flanc gauche", a précisé le lieutenant-colonel Alain Pradon lors d'un point à la mi-journée, rapporté par la préfecture.
La surface brûlée a été revue à la baisse, à environ 240 hectares (contre 280 lors du dernier bilan), grâce à une analyse "plus fine" depuis un avion de reconnaissance. L'état de santé de deux pompiers blessés dans un accident mardi en début de nuit "est jugé rassurant". Leur "camion-citerne feu de forêts s'est renversé et a fait plusieurs tonneaux en contrebas d'une piste".
Les travaux de création de pistes pour un meilleur accès au feu, survenu dans une zone escarpée, ont repris mercredi. Des habitants évacués du hameau de Beaumont ont pu retourner chez eux dans la matinée.
La préfecture de Gironde a appelé mercredi les sinistrés du mégafeu dans le département à la vigilance face au démarchage "abusif" et "opportuniste" d'intermédiaires proposant un accompagnement onéreux non pris en charge par les assurances.
"À la suite de l'incendie de Saumos, plusieurs sinistrés ont signalé avoir été sollicités par des personnes se présentant comme des 'experts' ou des intermédiaires, leur proposant de signer rapidement des contrats ou des mandats d'accompagnement", indique la préfecture dans une publication sur les réseaux sociaux.
Au Porge, village le plus durement touché par l'incendie avec près de 200 habitations brûlées, une journaliste de l'AFP avait été témoin lundi d'un tel démarchage auprès d'une famille qui venait de retrouver sa maison calcinée.
Dans cette commune de quelque 3.500 habitants, un guichet France Services destiné aux victimes a été mis en place par les services de l'Etat lundi. Il propose aux sinistrés un accompagnement dans leurs démarches d'indemnisations et de "répondre, de manière personnalisée, aux questions et aux besoins de chacun".
Le gouvernement a publié mercredi un arrêté qui reconnaît les incendies de Gironde et des Landes comme un "sinistre de grande ampleur", ce qui allège les formalités pour la coupe des arbres incendiés.
En temps normal, le propriétaire d'une forêt doit aviser les autorités et respecter un certain délai avant de couper un arbre qui a connu un sinistre ou une maladie, selon le code forestier.
Seule exception, en cas de "sinistre de grande ampleur". Le propriétaire de la parcelle forestière est alors dispensé de cette "formalité préalable".
C'est ce que reconnaît l'arrêté paru mercredi au Journal officiel concernant les mégafeux qui ont pris origine le 22 juillet à Saumos, en Gironde, et le lendemain à Biscarrosse, dans les Landes, et qui ont, en quelques jours, brûlé 42.000 hectares de forêt et détruit plus de 200 habitations.
La situation de l'incendie de forêt dans le massif du Claps, près de Bellegarde-en-Diois dans la Drôme, est "calme" mercredi matin après une nuit fraîche et humide, selon la préfecture.
Deux pompiers du SDIS 26 ont toutefois été blessés "en début de nuit" et emmenés à l'hôpital après que leur "camion-citerne feu de forêts s'est renversé et a fait plusieurs tonneaux en contrebas d'une piste".
La préfecture de la Drôme ne donne pas de précisions sur la gravité des blessures. Deux autres pompiers présents dans le camion sont indemnes. Leur unité a été "placée au repos" mercredi. La surface brûlée est restée inchangée dans la nuit, soit 280 hectares, mais la préfecture souligne que la "situation (...) nécessite une vigilance par rapport à l'inversion du vent prévue aujourd'hui".
Alors que plusieurs centaines de pompiers restent mobilisés dans l'Hexagone, pour faire face à des conditions météo défavorables, ces derniers commencent à s'exaspérer. Les soldats du feu regrettent notamment de ne recevoir des responsables politiques que des hommages. "Tout le monde dit que nous sommes des héros, mais les pompiers ne font pas ça pour une reconnaissance", rappelle l'un d'eux.
"On fait notre travail, mais aujourd'hui, on ne peut pas bien le faire. On est à bout de souffle, on voit bien que les hommes s'épuisent sur le terrain et qu'on ne met pas tout en œuvre pour garantir leur sécurité", se désole le vice-président d'un des principaux syndicats des sapeurs-pompiers professionnels. Retrouvez notre article ici.