Iran : Trump n'exclut pas catégoriquement un allégement des sanctions

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L'édito international est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1 - Le 6h - 9h
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En limogeant John Bolton, Donald Trump entend bien gérer la question de l'Iran à sa façon.

John Bolton et sa moustache batailleuse n’ont jamais cherché à plaire. C’est le néo-conservateur va-t’en guerre que l’on aime détester. Sa chute fait partie des joies de la rentrée. En plus, Donald Trump l’a viré sans prévenir et sans ménagement : la joie est redoublée.

Ceux qui rient le plus fort comme s’ils avaient rasé eux-mêmes la moustache du Conseiller sont les Chavistes qui ont mis quatre millions de Vénézuéliens à la porte de leur pays, les talibans qui répugnent toujours à dénoncer le terrorisme 18 ans après le 11 septembre ou les Nord-coréens.

Un homme qui est traité de déchet humain par Kim Jong Un ne peut pas être entièrement mauvais.

Le comble, c’est la leçon que tirent les dirigeants iraniens de ce limogeage. Selon Téhéran, le renvoi de Bolton est "le signe clair de la défaite de la stratégie américaine de pression maximale contre l’Iran".

Ils se trompent. Bolton aurait préféré les bombarder pour les empêcher d’avoir la bombe. "La pressions maximale" c’est toute la stratégie de Donald Trump ! Serrer la gorge de l’adversaire tout en souriant sur la photo. C’est ce qu’il fait avec le Nord-Coréen, les Talibans comme avec les Iraniens.

Ce mercredi, il a renforcé les sanctions contre Téhéran et s’est dit prêt à rencontrer le Président iranien à l’Onu dans quinze jours.