Municipales - Investiture de Benjamin Griveaux : "C'est une première déchirure pour LREM"

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L'édito politique est une chronique de l'émission Toute l'info du week-end
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Chaque matin, Michaël Darmon a carte blanche pour nous éclairer sur un sujet qui l'a marqué dans l'actualité.

Le candidat pour Paris Benjamin Griveaux a été investi par LREM contre Cédric Villani et Hugues Renson. Etait-ce un choix difficile ?

C’est un fidèle de la macronie qui est récompensé, Benjamin Griveaux se prépare depuis deux ans à cette échéance. Et la tâche sera ardue car il faudra créer des dynamiques dans chaque arrondissement. Mais en tant que candidat officiellement Benjamin Griveaux va pourvoir s’y consacrer. Hier s'est joué un psychodrame politique dans les coulisses du pouvoir. Spontanément, Emmanuel Macron avait une préférence pour Cedric Villani, il était agacé par la fronde contre Benjamin Griveaux. Mais il s’est rendu aux pressions de son Premier cercle. Les premiers de cordée macronistes ont insisté : l’appareil est derrière Benjamin Griveaux.

Est-ce que ça va suffire pour remporter la mairie de Paris ? Emmanuel Macron ne cache pas ses doutes en privé. "Il ne rassemble pas" confiait en privé le président au Japon. Benjamin Griveaux va devoir démontrer sa capacité de rassemblement.

 

Mais le coup de théâtre en fait c’est le perdant qui la déclenche. Comment ? 

 

Villani adepte de la guerre de mouvement a surpris tout le monde vers 19 heures, une heure avant les résultats officiels. Et ses mots sont durs, il "prend acte de la désignation du candidat de l'appareil", et annonce qu’il veut poursuivre son action sur la dynamique des valeurs qui ont fait gagner Emmanuel Macron. En clair, en qualifiant Griveaux de candidat apparatchik il fait planer la menace d’une candidature libre. "Le système est vicié, le scénario a été écrit par dix personnes", accuse un proche soutien de Cédric Villani. Depuis hier soir Benjamin Griveaux tend la main à Cédric Villani, mais désormais l’union est un combat. Et cette première investiture symbolique en macronie est une première déchirure.

Et Anne Hidalgo dans tout cela ?

Toujours en position de force. Malgré les critiques et l’exaspération de beaucoup dans une capitale à la circulation enkystée, percluse de travaux et de chantiers qui doivent se terminer pour un certain nombre fin 2019. Pour l’instant l’équation politique est en sa faveur étant donné l’état de la droite et la nécessité de passer un accord avec les verts. Mais à présent LREM à son candidat. En attendant les autres désignations, Anne Hidalgo est sortante mais pas encore sortie.