L'école est finie pour un proviseur et pour la laïcité, la doyenne de la politique française et le torchon brûle entre Éric Zemmour et Marion Maréchal

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Tous les jours dans la matinale d’Europe 1, Olivier de Lagarde scrute et analyse la presse du jour. Aujourd’hui, l'affaire du lycée Maurice-Ravel où le proviseur menacé de mort pour avoir demandé à une élève de retirer son voile a été contraint de quitter ses fonction, la doyenne des politiques et les tensions entre Éric Zemmour et Marion Maréchal.

L‘école est finie

C’est un sujet sur lequel les journaux ont eu un peu de mal a démarré, mais aujourd’hui l’affaire du Proviseur du Lycée Maurice Ravel à Paris ce matin les gris titre, la une du Figaro du Parisien et l’objet de papiers et de nombreux édito un peu partout à l’exception notable tout de même du Monde…

Et pourtant le symbole est terrible écrit Marie Christine Tabet du Parisien, Aujourd’hui en France. « Laïcité autorité, l’Ecole recule sous la menace » titre le journal.

D’ailleurs hier, de tous bords politiques, les condamnations ont afflué.

Du socialiste Boris Vallaud, à la candidate Reconquête Marion maréchal, une même indignation. Seuls les insoumis sont restés silencieux, signale toutefois Caroline Beyer du Figaro. « Il faut dire que le 1er mars Danièle Simonnet, députée LFI invitait à prendre l’affaire avec des pincettes. « Le proviseur a-t-il frappé l’élève » interrogeait l’élue alimentant les rumeurs sur les réseaux sociaux avant d’asséner un tweet définitif… « Le respect du non-port du voile ne justifie aucune violence ». Bref à la lire, ce serait l’institution qui serait coupable…

Mais non, « les dénégations, les fausses présentations, les invitations à Matignon et tous les éléments de langages n’y feront rien -tonne Laurence de Charrette à la une du Figaro-. Au lycée Maurice Ravel, l’Etat a capitulé, sombré emporté par sa couardise face à l’idéologie islamiste ».

« La défaite est accablante -poursuit-elle-, mais l’affaire reste tristement banale : les rapports officiels montrent parfaitement l’effacement de la laïcité et des valeurs de la République à l’école ». Mais Chutt, pas de vague.

L’argent du chômage

Sur l’autre sujet du jour, il va y avoir des vagues.

Le premier Ministre avait à peine fini de parler d’annoncer à la télévision une réforme de l’indemnisation des chômeurs que l’Humanité furibarde titrait déjà « Attal déclare la guerre au chômeurs ». Tandis qu’à la une de l’Opinion Rémi Godeau lui défend la réforme. « C’est un combat risqué -reconnait-il toutefois- car il sera reproché au Premier ministre d’appauvrir les plus pauvres de culpabiliser les chômeurs, de casser le contrat social ». Mais c’est tout l’inverse en réalité. Et de rappeler que notre système est parmi les plus généreux et protecteurs d’Europe.

Du rififi à Reconquête.

Rien ne va plus entre Eric Zemmour et Marion Marechal affirme Le point.

La rupture a eu lieu quelques jours avant le grand meeting du 10 mars au cours d’un déjeuner en tête à tête raconte Charles Sapin. Entre le poulet à la coriandre et une crème renversée, Maréchal a débordé pour reprendre l’expression d’un cadre du parti.

Reprochant à Zemmour la place trop importante prise par lui dans les médias et le contrôle trop prégnant de sa conseillère Sarah Knafo. Ce à quoi les proches de Zemmour répondent que Marechal n’est pas assez percutante, trop lisse et que si leur champion n’occupe pas l’espace, Reconquête perd des voix…   

Bref l’ambiance est glaciale.   

« A un peu plus de 2 mois du scrutin la seule chose sur laquelle les 2 sont d’accord -conclu le point-, c’est qu’un échec de leur liste pourrait bien les faire disparaitre l’un et l’autre ».

La lutte finale !  

On termine par le grand écart de Paris Match cette semaine.

A quelques jours de Pâques, l’hebdomadaire consacre sa une au mystère du Saint Suaire de Turin. Pour l’Historien Jean-Christian Petitfils, le doute ne serai plus permis : « Il s’agit bien du linceul qui a enveloppé Jésus le soir de sa mort le 3 avril 33 » affirme-t-il.

Tout chamboulé par cette lecture on continue à tourner machinalement les pages et là on tombe sur… Arlette Laguiller !

Match a retrouvé la candidate historique de lutte ouvrière. D’ailleurs elle n’avait pas bougé !

Toujours aux Lilas, toujours révolutionnaire et toujours avec le même homme depuis 40 ans, signale l’hebdomadaire qui aime la politique et le people.

A 84 ans elle s’apprête à repartir au combat. Elle sera en dernière position sur la liste de lutte Ouvrière aux européennes. 

« On me trouve ringarde et vieillotte pour mes idées et le pape alors ? » -lance-t-elle bravache. 

Elle entame ce qui sera probablement sa dernière campagne électorale, C’est donc un pour elle, comment dire….  La lutte finale !