Comme le carburant, le prix du gaz a grimpé de 25% depuis le début de l’année

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L'éclairage éco est une chronique de l'émission Europe Matin - 7h-9h
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Chaque matin, Daniel Fortin fait le point sur une question d'actualité économique.

Daniel Fortin remplace Nicolas Barré du lundi 29 octobre 2018 au vendredi 2 novembre 2018.

On en parle moins que la hausse des prix du carburant mais celle du gaz est tout aussi spectaculaire et elle pèse lourd sur le budget  des ménages. Depuis l’an dernier, les tarifs ont augmenté de 24%. Comment l’explique-t-on ?

La première raison est très simple, c’est tout simplement la hausse des cours du pétrole sur lequel est indexé le gaz. Cette augmentation se fait durement sentir car, dès le 1er novembre, les Français qui ont choisi les tarifs réglementés d’Engie, c’est-à-dire à peu près la moitié des abonnés au gaz,  verront leur facture augmenter de 6%. Ce sera un peu moins cher pour ceux qui ont choisi un fournisseur alternatif à l’opérateur historique. Rappelons qu’Engie a repris l’ancien GDF.

Mais l’addition est quand même salée pour tout le monde pour une seconde raison c’est que le gouvernement a fortement augmenté la fiscalité sur le gaz naturel depuis janvier dernier. Elle est passée de 5,88 à 8,45 euros par mégawattheure et sans cet alourdissement des taxes, la facture aurait progressé de 16 % au lieu de 24 depuis le début de l’année.

La conséquence est simple la facture moyenne d’un ménage se chauffant au gaz atteint aujourd’hui un record 1.329 euros, c’est du jamais vu depuis  2012.

Mais pourquoi les taxes sur le gaz augmentent-elles autant ?

Pour la même raison que le carburant. Taxer le diesel ou le gaz, comme le fait aujourd’hui le gouvernement, c’est choisir la préservation de l’environnement. On alourdit les taxes sur les énergies dites fossiles pour inciter les Français à se chauffer ou à rouler autrement. Bien sûr, ça pèse sur le pouvoir d’achat donc c’est impopulaire. C’est toute la difficulté du moment pour Emmanuel Macron, il faut à la fois satisfaire ceux qui déplorent  le départ de Nicolas Hulot et ceux qui râlent contre les impôts écologiques, le problème c’est que ce sont souvent les mêmes.