Les négociations sur le Brexit reculent : les constructeurs automobiles japonais menacent de partir

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L'édito économique d'Axel de Tarlé est une chronique de l'émission Deux heures d'info
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Chaque jour, Axel de Tarlé fait un point sur l'économie.

Les négociations sur le Brexit tournent à l'empoignade, les constructeurs automobiles japonais menacent de quitter le Royaume-Uni.

C'est l'ambassadeur du Japon qui a prévenu Theresa May.
Les Nissan, Toyota et autre Honda vont finir par s'en aller avec, à la clé, 140.000 emplois.
Car, effectivement, les négociations sur le Brexit ne progressent pas mais elles reculent !
Pourtant, un accord avec les Européens avait bien été trouvé en décembre dernier mais il est aujourd'hui contesté par l'aile droite du gouvernement britannique.

Pourquoi est-ce si compliqué de définir les futures relations entre le Royaume-Uni et l'Union Européenne ?

C'est insoluble. Londres veut maintenir des liens privilégiés avec l'Union Européenne (pour rassurer, par exemple, les constructeurs automobiles japonais), mais cela signifie alors de respecter certaines règles de l'Union.
En clair, les Anglais vont devoir se soumettre aux lois européennes, sans pouvoir influer dessus puisque la Grande-Bretagne aura quitté l'Europe.
C'est ce qui fait dire à l'aile droite des Conservateurs que la Royaume Uni deviendra le "Vassal" de l'Europe, une sorte de colonie qui devra obéir sans pouvoir décider.
Bref, l'opposé de ce que voulaient les Anglais avec le Brexit (le retour de la pleine souveraineté).

Et donc ? Theresa May est menacée ?

Bien sur. Theresa May est contestée par ceux qui veulent un Brexit carré, net et sans bavure. Ils se sont trouvés un nouveau héro : Jacob Rees-Mogg, 48 ans, europhobe convaincu pour qui l'Europe est "une mafia".
Sur le plan sociétal (il y avait un portrait dans le Figaro ce week-end), il affiche toute la panoplie du réactionnaire puisqu'il est contre l'avortement, contre le mariage gay, climatosceptique, adepte de la messe en latin et qu’il se vante de ne jamais avoir changé une couche de ses six enfants (dont le dernier a un moins d'un an).
Voilà pour l'aile droite.
De l'autre côté à gauche, chez les travaillistes, vous avez Jeremy Corbyn et son programme type "France Insoumise" : avec nationalisation, contrôle des loyers et hausse massive des impôts.
Bref, c'est dire, si le champ politique s'est radicalisé en Grande-Bretagne. Au point qu'il est désormais conseillé de ne plus aborder la question du Brexit pour éviter que ça ne dérape, mieux vaut parler météo ou rugby.
En attendant, les industriels menacent de quitter le pays…