Trump, les femmes et les impôts

SAISON 2016 - 2017 , modifié à
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4:20
© Mary Schwalm / AFP
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Tous les dimanches, Xavier Yvon, correspondant d'Europe 1 à New York, nous livre son journal de la semaine.

W.B. : On part prendre notre petit déjeuner à New York  avec notre correspondant aux Etats-Unis, Xavier Yvon. Bonjour Xavier !

X.Y. : Good morning Wendy. Bonjour à tous !

W.B. : Alors, Xavier, de quoi allez-vous nous parler ce dimanche ?

X.Y. : Au menu : Trump, les femmes et les impôts, l’épidémie de drogue qui ravage l’Amérique et la vérité sort de la bouche des enfants.

W.B. : Et on commence avec la course à la Maison-Blanche et cette polémique qui coûtera sans doute très cher au candidat républicain.

X.Y. : Oui, une vidéo exhumée des archives où l’on entend Donald Trump parler de manière très crue de ses tentatives sexuelles auprès des femmes. Depuis, une partie de son camp politique est en train de le lâcher. Ça sera peut-être le coup de grâce après une semaine déjà marquée par les révélations du New York Times : Donald Trump pourrait ne pas avoir payé d’impôts pendant 18 ans.

W.B. : Les impôts de Trump, ça a été le feuilleton de la semaine Xavier !

X.Y. : Avec d’abord la ligne de défense audacieuse du milliardaire par communiqué : "C’est la preuve que je connais mieux les lois fiscales que tout le monde, et donc je suis le seul à pouvoir les améliorer." 

Ses lieutenants, l’ancien maire de New York ou le gouverneur du New Jersey crient au "génie", littéralement. Oui, oui, "genius", il n’y a pas d’autre mot.

Le lendemain, c’est Donald Trump lui-même qui se trouve totalement génial…

Entendu sur europe1 :
J'ai utilisé en toute légalité les lois fiscales à mon profit. Franchement, j'ai brillamment oui j'ai brillamment utilisé ces lois. L'injustice des règles fiscales est incroyable, j'en parle depuis longtemps. Alors que franchement, j'en suis un des bénéficiaires ! Mais je travaille pour vous maintenant, je ne travaille pas pour Trump. - Donal Trump

Rebondissement le jour suivant. Entrée dans le feuilleton de l’ancien comptable de Donald Trump, Jack Mitnick. Il a 80 ans, vit retraité en Floride, il dit avoir fait tout le boulot.

Comprenez : c’est moi le "génie" qui sait comment ne pas payer d’impôts. On attend la suite ce soir : nul doute que le sujet va être abordé lors du 2ème débat télévisé entre Donald Trump et Hillary Clinton.

W.B. : Et on suivra ça bien sûr avec vous. On passe à l’histoire de la semaine, Xavier. Elle est terrible à entendre mais elle en dit long sur l’épidémie de drogue qui ravage les Etats-Unis.

X.Y. : Oui, lundi dernier une petite fille de 7 ans rentre de l’école dans son bus scolaire. Quelque chose la préoccupe. Elle finit par dire au chauffeur que ce matin elle s’est levée et elle s’est habillée toute seule parce qu’elle n’a pas réussi à réveiller ses parents. Ni ce matin, ni hier, de toute la journée. La police est alertée. Dans la maison, elle trouve les corps du père et de la mère, morts par overdose. Les policiers découvrent aussi les 3 autres enfants du couple, âgés de 5 ans, 3 ans et 9 mois. Ça se passe en Pennsylvanie dans la banlieue de Pittsburgh. Mais ça pourrait avoir eu lieu presque n’importe où aux Etats-Unis tant l’épidémie de drogue frappe tout le pays. Tous les Etats, les villes, comme les campagnes, les riches et les pauvres.

Et des histoires comme celle-là, il y en a tous les jours. Cette photo par exemple publiée par la police de l’Ohio qui a tourné en boucle le mois dernier : des parents évanouis, à l’avant d’une voiture, leur petit garçon assis à l’arrière dans son siège enfant. Ils avaient pris trop d’héroïne.

C’est devenu tellement courant qu’on a vu cette semaine à Memphis des passants filmer en riant un couple en train de faire une overdose dans la rue, dans des positions grotesques.

C’est un énorme problème de santé publique ici. Il y a 125 morts par overdose par jour. Les autorités comparent l’épidémie d’héroïne à celle du Sida dans les années 80-90.

W.B. : Terrible problème de société… Allez, pour respirer un peu, on termine avec le son de la semaine, Xavier, qui nous ramène à la campagne électorale. 

X.Y. : Oui, histoire de revenir à des choses plus légères, j’ai choisi de vous faire partage ce brouhaha d’une classe de primaire qui reçoit la visite de Donald Trump.

Il faut tendre l’oreille, mais on entend un petit garçon répéter frénétiquement : "J’ai peur, j’ai peur, j’ai peur." Et il y a une petite fille qui se tourne vers un de ses camarades et qui lui dit : "Tu vois ? Je t’avais dit qu’il n’ avait pas les cheveux orange !"

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