Salon Rétromobile : plongeon dans le monde des voitures anciennes

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Tout roule est une chronique de l'émission Le grand journal du soir - week-end
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Chaque matin, Pierre de Vilno fait le point sur les dernières innovations automobiles.

Plongeon dans le monde des voitures anciennes à l'occasion du salon Rétromobile

Le salon Rétromobile se tient jusqu'à dimanche, en partenariat avec Europe1. Il s'agit de la 41ème édition de cette manifestation qui se tient, comme le Mondial de l'auto, Porte de Versailles à Paris. D'année en année, ce rendez-vous rameute de plus en plus de passionnés mais aussi des néophytes qui tombent sous le charme des chromes et des lignes si spécifiques des anciennes.

Qu'est-ce qui attire autant ?

C'est le salon de la voiture "objet".

Aujourd'hui, à l'heure de la mobilité, de la voiture que l'on ne possède plus (beaucoup d'automobilistes ont recours à la Location avec option d'achat), à l'ère de la voiture électrique ou hybride qui étrangement ressemble de plus en plus à une savonnette du futur. La voiture possession, celle qu'il y a 30 ans encore on choisissait avec amour, dans une concession avec la couleur, les finitions, pour laquelle on prenait un crédit parfois coûteux, on se saignait, la voiture faisait partie de la famille parfois. Lorsqu'on la changeait, souvenez-vous on disait "au revoir", on avait un pincement au cœur.

Aujourd'hui cet aspect là fait rire, adieu, aux oubliettes !

Alors comme le disent les acteurs principaux de la mobilité, Ubeeqo, Drivy etc., la voiture du passé, celle qui est exposée à Rétromobile, c'est comme une écurie. Elle est réservée au week-end, c'est le loisir, pour certaines comme cette Ferrari 335 S spider Scaglietti de 1957 estimée 30 millions d'euros, un loisir de happy few. Là où on va encore, en effet, admirer des chevaux sur un champ de course, les manifestations d'anciennes Bugatti, Bentley, Porsche, mais aussi les Renault, Peugeot, Citroën de l'époque se multiplient: le concours d'élégance à Chantilly, à l'automne, et Rétromobile, en février pour ne citer qu'eux.

Ce qui est étonnant, c'est que la voiture de collection est de plus en plus récente ?

Alors ça c'est le constat de notre génération, qui a connue neuves les voitures exposées aujourd'hui mais il est vrai que les "youngtimers", les voitures de 30 à 50 ans ont le vent en poupe.
Cette année, Rétromobile se consacre à quelques modèles phares de 1976 : il y a 40 ans comme la première Golf GTi (icône pionnière pour une catégorie nouvelle de véhicules: les petites sportives), la BMW série 6, sans doute l'un des plus beaux coupés de l'histoire de la marque bavaroise, la "poire", la mal-aimée Renault 14, pourtant débordant de technologie, avec son moteur Peugeot, la CX break, de chez Citroën qui restera dans l'histoire d'Europe1 puisque c'étaient les voitures techniques, à l'époque, avec le studio embarqué et bien d'autres...

Des perles à voir absolument cette année à Rétromobile ?

Le 5 février, seront présentées 130 automobiles dont cinq Ferrari majeures dans leur catégorie :
- Ferrari 335 S Spider Scaglietti de 1957 provenant de la collection de Pierre Bardinon estimée entre 28 et 32 millions d'euros ou 30 à 34 millions de dollars,
- Ferrari 250 GT SWB Berlinetta de 1963 provenant de la collection d’Antoine Midy estimée entre 9 et 12 millions d'euros ou 10 à 13,2 millions de dollars,
- Ferrari Testarossa Spider de 1986 fabriquée spécialement pour Gianni Agnelli estimée entre 700.000 et 1,1 million d'euros ou 750.000 à 1,3 million de dollars,
- Ferrari 250 GT Cabriolet Série 2 de 1962, Ex Roi du Maroc, provenant de la collection d’Adrien Maeght estimée entre 1,4 et 1,8 million d'euros ou 1,5 à 1,9 million de dollars,
- Ferrari 365 GTB/4 Daytona de 1972 estimée entre 750.000 et 900.000 euros ou 800.000 à 950.000 dollars.