L'aquarium potager et le succès de l’aquaponie

SAISON 2015 - 2016 , modifié à
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Chaque matin, Anne Legall nous présente une nouveauté ou une innovation pour faciliter notre quotidien.

Ce matin, on parle poissons rouges et plantes vertes avec le développement des aquarium potagers.

Combiner le bocal à poisson et le pot de fleur dans un même objet, c'est désormais tendance. Il faut imaginer donc que vous avez à l'étage inférieur un aquarium, carré ou rond, avec au-dessus, un petit bac de terre avec des plantes aromatiques ou des fleurs.

Le principe c'est que la plante se nourrit de l'eau du poisson et de ses déchets qui servent d'engrais naturels. Une petite pompe fait remonter l'eau de l'aquarium dans la jardinière pour nourrir la plante qui la restitue ensuite filtrée et oxygénée pour le poisson, c'est un circuit fermé. Il n'y a donc pas besoin d'arroser les plantes ni de changer l'eau du poisson, il suffit juste de penser à le nourrir.

Aujourd'hui, on trouve plusieurs de ces aquariums innovants sur le marché ou sur le point d'être mis en vente, ils s'appellent par exemple Enno ou Ozarium. Ils sont vendus à un prix autour de 80 euros. C'est malin, c'est nouveau mais c'est tout simplement l'application d'une technique ancestrale que les Mayas utilisaient déjà 2.000 ans avant notre ère et qu'on appelle l'aquaponie. Une technique qui se développe également à plus grande échelle.

C'est-à-dire qu'on peut avoir des élevages de poissons qui utilisent aussi ce principe ?

Exactement, cette méthode qui consiste à recréer un petit écosystème, séduit ceux qui veulent développer l'agriculture en ville. Chicago, Berlin, Londres, ou Vancouver font des tests de fermes qu’aponiques avec de gros bassins à truites installés dans des serres où poussent par exemple des laitues ou des tomates cerises. Ça se développe aussi en France car cette méthode permet de cultiver des plantes sans engrais en économisant 80% d'eau par rapport à de l'agriculture classique.

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