Vers la fin du clavier azerty ?

SAISON 2015 - 2016 , modifié à
  • A
  • A
2:14
Partagez sur :

Chaque matin, Anne Legall nous présente une nouveauté ou une innovation pour faciliter notre quotidien.

Innovation en matière de consommation : Les Lætitia devraient pouvoir taper bientôt leur prénom plus facilement sur un clavier d'ordinateur

Le ministère de la culture qui le dit, notre bon vieux clavier Azerty a besoin d’être revu et corrigé, il est "presque impossible d’écrire en Français correctement avec un clavier commercialisé en France" indique un rapport. C'est difficile notamment d’écrire le A collé au E de Lætitia, tout comme le E dans le O comme dans œuf.

Et puis le clavier Azerty ne facilite pas non plus quelques subtilité du français : il ne comporte pas, par exemple, de  A ou de E majuscule avec accent, ni de C cédille majuscule, pas non plus de guillemets ouverts ou fermés à la française, ou appelle ça les guillemets chevron.

A l'heure du numérique, les caractères @, # ou € ne sont pas toujours placés au même endroit selon les claviers. Alors certes les logiciels de correction automatique par exemple compensent un peu tout ça mais le rapport de la délégation générale à la langue française préconise la définition d'une norme nationale pour les claviers.

On peut faire mieux que le clavier Azerty qui est déjà une adaptation du clavier Qwerty des anglo saxons ?

Pas question pour nous de passer au Qwerty, qui est vraiment adapté à l'anglais mais il s'agit de rendre notre clavier encore plus confortable et rationnel pour écrire en français. D'ailleurs, il y a déjà eu des tentatives de lancer un clavier alternatif dans le passé avec le clavier Bepo qui permet d’écrire plus vite en français. Notons aussi que les Belges, les Suisses, et les Canadiens ont déjà rationalisé leurs claviers en déplaçant quelques lettre qui n’étaient pas assez accessibles. Chez nous c'est l'Afnor, notre organisme de normalisation, qui est chargé de plancher sur ce nouveau clavier et présenter un projet à l’été 2016, en liaison avec les utilisateurs et les constructeurs internationaux.

Les émissions précédentes