Une loi sur la pub qui fait grincer des dents, le palmarès des Emmy Awards, un nouveau cas de COVID secoue la télé et le sursis de TikTok

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Le journal des médias est une chronique de l'émission Culture médias
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Le ministère de la Transition écologique plancherait sur un projet de loi dont l’objectif serait d’encadrer, voire interdire, les publicités télé pour des produits jugés néfastes pour la santé ou l’environnement. Donald Trump a finalement validé l'accord permettant à l'application TikTok de continuer à être distribuée aux États-Unis. Suite à son entretien avec Bruno Le Maire qui a été testé positif, Laurence Ferrari a été mise au repos forcé ce lundi en attendant de subir un nouveau test. Après un an d'absence, Jean-Pierre Elkabbach va faire son grand retour sur CNews dimanche prochain pour une nouvelle émission intitulée "Repères" où il s'entretiendra avec un invité sur notre société.

Un projet de loi encadrant la publicité à la télévision inquiète annonceurs et médias.

Ce dimanche, le JDD a révélé que le ministère de la Transition écologique planchait sur un texte dont on va beaucoup entendre parler. Il s’appuie sur plusieurs recommandations de la Convention citoyenne pour le climat lancée fin 2019 et dont le rapport a été rendu en juillet dernier. L’objectif est d’encadrer, voire interdire, les publicités télé pour des produits jugés néfastes pour la santé ou l’environnement.

C’est assez vaste !

C’est précisément ce qui inquiète aussi bien les annonceurs que les médias. Dans le détail, cette interdiction pourrait toucher les voitures à moteur thermique, les friandises qui favoriseraient l’obésité, les enseignes de fast food, mais aussi les comparateurs de prix pour les billets d’avion, les campagnes promotionnelles lancées par les offices du tourisme de pays ou régions qui ne sont accessibles qu’en avion y compris les DOM TOM.

On a une idée de ce que ça pourrait coûter aux chaînes de télé ?

Selon le syndicat national de la publicité télévisée, interdire à ces annonceurs d’investir dans des campagnes télé pourrait coûter à la filière un milliard d’euros par an. Ça serait un vrai coup dur pour un secteur qui a énormément souffert de la pandémie. Les pertes liées au confinement s’élèveraient déjà à 500 millions d’euros cette année, malgré l’arrivée de nouveaux annonceurs qui ont profité de la crise pour investir en télévision, grâce notamment aux rabais offerts par les régies publicitaires. Du côté des annonceurs, évidemment, on s’inquiète. Ça concerne les marques, bien sûr, mais aussi les régions les plus dépendantes du tourisme, qui seraient doublement touchées : plus de pub pour elles, ni de pubs pour les comparateurs ou compagnies aériennes. Tous comptent bien défendre leur point de vue d’ici à la présentation du texte à l’Assemblée, attendue à l’automne.

La suite d’un de nos feuilletons de la rentrée : TikTok a eu chaud !

La semaine dernière, les employés américains de TikTok ont sans doute compté les heures. 

Sans accord de la Maison-Blanche sur le rachat de l’application, TikTok allait être retiré dimanche de toutes les plateformes de téléchargement des États-Unis. Un vrai coup dur pour l’appli la plus téléchargée de l’année dans le monde et qui compte 100 millions d’utilisateurs outre-Atlantique. Mais ce week-end, Donald Trump, qui accuse TikTok de transférer à la Chine les données de ses utilisateurs américains, a finalement validé in extremis une solution. Le géant du logiciel Oracle et le géant de la distribution Walmart vont tous les deux entrer au capital d’une nouvelle filiale américaine de la société ByteDance, propriétaire de TikTok.

Ce n’est pas exactement ce que réclamait le président américain.

Non, il voulait qu’une entreprise américaine rachète purement et simplement les opérations américaines de TikTok. Au final, il se console de deux façons. C’est Oracle, société américaine, qui va gérer les données collectées par TikTok. Et en entrant au capital de la filiale, Oracle pourra également inspecter le code de TikTok. Rappelons au passage qu’Oracle est l’une des entreprises qui a le plus soutenu Donald Trump depuis son arrivée au pouvoir, ce qui n’est sans doute pas pour rien dans la décision du président de valider cet accord. Il reste encore une incertitude, la Chine va-t-elle à son tour donner son accord ou refuser la transaction au risque de voir fermer TikTok aux États-Unis ?

Un autre feuilleton, celui du Covid-19.

"La Quotidienne", "Le Meilleur pâtissier", "Incroyable Talent", et désormais Laurence Ferrari. La pandémie continue de bousculer le PAF. Jeudi, Laurence Ferrari recevait Bruno Lemaire dans son interview matinale sur CNews. L’entretien a duré 20 minutes, sans masque bien sûr, et on a appris le lendemain que le ministre de l’Économie avait été testé positif au coronavirus. Dans un premier temps, CNews a assuré qu’il n’y avait pas de raison que Laurence Ferrari soit contrainte à l’isolement, vu les mesures sanitaires prises sur le plateau. Mais la chaîne info a finalement fait marche-arrière, comme elle l’a révélé ce week-end au "Parisien".

Laurence Ferrari part donc en vacances forcées ?

Pour l’instant, elle est juste arrêtée ce lundi, avant de faire un nouveau test demain, mardi, soit cinq jours après son interview de Bruno Lemaire. Ce lundi matin, c’est Gérard Leclerc qui a assuré l’interview de la matinale de CNews.

En parlant de CNews, une star de la chaîne y fera son retour le week-end prochain.

Après quasiment un an d’absence pour raisons de santé, Jean-Pierre Elkabbach va retrouver les plateaux de la chaîne info ce dimanche. Le journaliste de 82 ans donne rendez-vous aux téléspectateurs à 19h, pour une nouvelle émission hebdomadaire qui s’appelle "Repères". Le concept est assez simple, il s’agira d’un grand entretien avec un invité qui pourra être un homme ou une femme politique, historien(ne), philosophe ou artiste pour aider à comprendre notre société. Dans "Le Parisien", Jean-Pierre Elkabbach promet également chaque dimanche un intervenant différent, "qu'on ne voit pas partout". Rendez-vous dimanche à 19h pour voir s’il a dit vrai.

Cette nuit avait lieu la 72e cérémonie des Emmy Awards à Los Angeles.

Malgré la pandémie, Hollywood était bien décidé à récompenser le meilleur de la télévision. C’est Jimmy Kimmel qui était aux commandes de la soirée, durant laquelle la distanciation sociale était de mise. Pas de public dans la salle du Staples Center de Los Angeles et la plupart des stars étaient restées chez elle. La chaîne ABC avait donc envoyé pas moins de 140 caméras pour les filmer chez elles.

Qui a gagné ?

La soirée a été dominée par la comédie canadienne "Schitt’s Creek" qui a remporté pas moins de six trophées, dont celle de la comédie de l’année, et quatre Emmy pour ses quatre stars : meilleur acteur et meilleure actrice dans une comédie pour Eugene Levy et Catherine O’Hara, et meilleurs seconds rôles masculin et féminin dans une comédie pour Dan Levy et Annie Murphy.

Si vous n’avez pas entendu parler de "Schitt’s Creek" c’est normal, aucune chaîne ou service de streaming français ne propose la série. Il faut se diriger vers YouTube ou iTunes, qui la proposent en VOD.

Ça parle de quoi ?

C’est l’histoire d’une famille richissime qui se retrouve du jour au lendemain sans le sou. La seule chose qui leur reste, c’est une petite ville perdue au milieu de nulle part, et qu’ils avaient acheté un jour pour rigoler. Ils sont donc contraints de s’y installer et autant dire que ce nouvel environnement va les dépayser.

Parmi les autres grands gagnants, "Watchmen" a été sacrée mini-série de l’année et a remporté au total 11 récompenses, y compris celle la meilleure actrice dans une mini-série pour Regina King. "Watchmen" est visible sur OCS, tout comme le troisième grand gagnant de la soirée, "Succession", sacrée meilleure série dramatique et qui a empoché au total quatre récompenses.

D’autres victoires marquantes ?

Celle de Zendaya, qui est devenue la plus jeune de l’histoire à être sacrée meilleure actrice dans une série dramatique pour son rôle dans "Euphoria", également visible sur OCS en France. Julia Garner, elle, a remporté son deuxième Emmy Award consécutif dans la catégorie meilleur second rôle féminin dans une série dramatique, pour son rôle dans "Ozark". "Ozark" est visible en France sur Netflix.