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La presse quotidienne revient ce mardi sur la mésentente cordiale qui oppose Manuel Valls et François Hollande.

Ce matin en Une de vos journaux on les regarde un peu gênés, en se demandant si on parle bien de l’exécutif d’un grand pays :
L’Opinion : Valls perd son bras de fer avec Hollande.
Le Figaro : Hollande-Valls : psychodrame au sommet.
Sud Ouest : À gauche, rien ne va plus.
Libération : la gauche Titanic.
Le Parisien : ça va durer encore longtemps ?
Le Courrier Picard avec photo de réconciliation : la mésentente reste cordiale.
Libération champagne : Deux candidats, un strapontin.
La gauche, la droite et les Français
Le spectacle de l’exécutif occupé à se déchirer consterne les commentateurs. Le Figaro nous rappelle que François Hollande se réjouit du résultat de la primaire de droite. Il y voit ce fameux trou de souris dont il rêvait pour se  présenter. Oui, l’activité principale du Président de la République française, quand il ne bavarde pas avec des journalistes, c’est de guetter les trous de souris. Leader Minimo, le rebaptise Paul-Henri du Limbert. Dans L’Opinion, Nicolas Beytout l’exécute d’une phrase : "C’est tout le talent de François Hollande : ne jamais renoncer à des jeux d’appareil, à des combinaisons de pouvoir. Plus doué pour empêcher les autres de conquérir le pouvoir que pour l’exercer lui-même". Dans Libération, ils sont tous traités d’irresponsables : François Hollande, Manuel Valls, Sylvia Pinel, qui se lance dans une improbable candidature pour négocier des postes aux législatives, Yannick Jadot, qui préconisait une grande primaire de la gauche mais a préféré la minuscule primaire d’EELV. Et puis Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon, qui ont choisi de ne pas participer à cette primaire pétaudière pour laquelle Libération a milité. Pendant ce temps, la droite se recompose mais au milieu des articles sur les ralliés qui tentent de préserver leur poste, il y a l’interview de Patrick Buisson dans Le Parisien. L’ancien conseiller rappelle que ce n’est pas parce que la primaire de droite fut un succès qu’elle est une bonne nouvelle pour la démocratie : "Les partis se servent des primaires comme d’une procédure de re-légitimation pour tenter de remédier à leur profond discrédit. Elles accentuent la dérive vers le suffrage censitaire : ne vont voter que les inclus, les catégories favorisées, les retraités". Une remarque qui vaudrait aussi pour la gauche. Il rappelle cette évidence : "La France sénatoriale et provinciale de François Fillon n’est pas la France en souffrance des catégories populaires. Le risque pour lui, c’est d’être perçu comme le candidat du patronat et des classes dominantes, le candidat de la mondialisation sauvage".
Mondialisation sauvage
Le site Bastamag nous parle de ces fonds vautours qui menacent les États. Le principe ? Des fonds d’investissement qui rachètent à bas prix les dettes d’un État en difficulté, spéculent pour en augmenter la valeur et attaquent cet État en justice pour réclamer remboursement de la dette. Le Pérou s’est vu réclamer, après jugement d’un tribunal américain, 58 millions de dollars par un fond, Elliot Associates, qui avait acheté les titres pour 11 millions. 400% de culbute. Une fatalité de la mondialisation numérique ? Nos voisins belges viennent pourtant de voter une loi interdisant ce genre de spéculation. Une idée pour occuper notre exécutif, visiblement désœuvré.
Écoles
Encore une enquête internationale qui va nous faire mal. Nos élèves s’effondrent en mathématiques. Le Parisien a donc comparé les enseignements d’une école anglaise et du Lycée français de Londres, géré par l’éducation nationale. En CP, les petits Anglais découvrent déjà les multiplications par 2, 5 et 10. Quand Xavier Darcos avait voulu rétablir cela en France, certains modernistes l’avaient traité de criminel. Côté anglais, on manipule aussi. Des cubes, des rectangles, qui permettent de comprendre les dizaines, les fractions, les divisions. Ce vieux matériel qu’utilisaient les instits français avant l’introduction des maths modernes dans les années 80. Mais on va encore s’étonner du mauvais classement de la France.

Combien y a-t-il de Sotto en France ? Vous pourriez vous réunir, il paraît que c’est à la mode. La Voix du Nord consacre un article aux cousinades. Les réunions entre cousins. Et Le Chasseur Français nous explique que c’est un phénomène de société. La plus grande en France a réuni 4 750 cousins issus d’un couple de laboureurs du 17ème siècle. Un boulot d’organisation énorme, des recherches généalogiques, mais les liens du sang viennent remplacer d’autres convivialités disparues. On ne se connaît pas, on se découvre, on s’apprécie. Un modèle pour recomposer la gauche ?