Parlez-moi d’Europe ! D’Asselineau à la Ligue des champions

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La revue de presse est une chronique de l'émission Trois heures d'info
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Chaque jour, David Abiker scrute la presse papier et le web et décrypte l'actualité.

Parlez-moi d’Europe ! supplie le Figaro

"Parlez-nous d’Europe !" avec un point d’exclamation réclame ce matin Vincent Trémolet de Villers à la Une du Figaro. "Parlez-nous d’Europe !". Le problème c’est que l’on part de loin. L’éditorialiste cite un autre éditorialiste bien connu des auditeurs d’Europe 1 où il débattait autrefois avec Jacques Julliard. C’était Claude Imbert qui disait "Quand j’entends le mot Europe, je sors mon oreiller". C’est drôle et c’est vrai. Il ne suffit pas de sauter sur sa chaise en disant l’Europe, l’Europe, l’Europe comme s’amusait De Gaulle pour que l’Europe devienne passionnante. Malgré ça, Vincent Tremolet nous offre une boussole pour se repérer sur les trois chemins qui vous mèneront à l’Europe dans cette campagne. Le premier chemin, c’est l’Europe de la colère, dit-il, portée par le rassemblement national. Le second chemin c’est l’Europe de la civilisation défendue par Les Républicains et enfin le troisième chemin c’est l’Europe du progrès défendue par la République en marche d’Emmanuel Macron. Pratique et synthétique la boussole de l’éditorialiste qui oublie quand même qu’il y a 33 listes avec leur propre chemin et qui omet l’écologie, un chemin qui lui aussi mène à l’Europe et sur lequel il y a du passage. "Parlez-nous d’Europe !" demande Vincent Trémolet, il a été entendu, ce jeudi matin un journal sur deux nous parle d’Europe. Et on en parle sur Europe 1.

Le fils de Carla Bruni rejoint François Asselineau

Dans le Parisien-Aujourd’hui en France, l’engagement derrière Francois Asselineau (Président de l’Union Populaire Républicaine) d’un petit nouveau. Il n’a pas encore 18 ans, s’appelle Aurélien Enthoven et il est le fils de Carla Bruni et du philosophe bien connu de nos auditeurs Raphaël Enthoven. Contre toute attente, le jeune homme s’est converti aux idées du parti ultra souverainiste et anti-européen d’Asselineau. Le 1er mai, il a défilé à Paris avec les militants de l’UPR dénonçant la dictature européenne après s’être forgé une opinion en découvrant des vidéos sur YouTube. Il a pris sa carte du parti en octobre et bien sûr Asselineau l’a repéré et invité à débattre. Depuis, le jeune homme s’est rangé à l’idée qu’il fallait que la France quitte l’Europe. Il porte des T-shirt au slogan favorable au Brexit et a offert une cravate siglée UPR à son beau-père, un certain Nicolas Sarkozy. Non ce n’est pas un papier people qu’il y a dans le Parisien-Aujourd’hui en France, c’est un papier sur les jeunes, la politique et l’influence limitée des parents. Et de l’aveu même du jeune militant, Carla Bruni et Nicolas Sarkozy "s’en fichent". Car à vrai dire et ça vaut pour tous les parents dont les ados s’éveillent à la politique ce qui compte ce n’est pas le parti, c’est de réfléchir et de s’engager. Et pour réfléchir et apprendre, Aurélien pourra lire ce matin Libération.

Macron, géant vert en transition écolo

Un Président de la République "qui joue la carte verte", titre le quotidien sondage à l’appui selon lequel deux tiers des électeurs estiment que la lutte contre le réchauffement climatique est un sujet prioritaire pour l’Europe. Qu’à cela ne tienne, il y aura de l’écologie dans le programme que présentera le parti présidentiel aujourd’hui en faveur d’une Europe qui assume son rôle de "puissance verte". Les écolos d’Europe Ecologie y voient de l’opportunisme et de la récupération mais pour Pascal Canfin (ancien directeur général du WWF qui a rallié Macron pour les européennes) nous avons affaire à un président en transition, Macron en transition écologique c’est assez bien trouvé.

27 milliards de fonds européens pour les régions françaises

Pour entendre parler d’Europe, Aurélien Enthoven et Vincent Tremolet du Figaro pourront aussi lire la presse quotidienne régionale du jour qui explique ou va l’argent de l’Europe dans nos territoires. "Combien donne l’Europe ?", questionne le Dauphiné. "Ces projets soutenus par l’Europe ?", titre les Dernières Nouvelles d’Alsace, "À qui vont les fonds ?", interroge Vosges Matin idem à la Une de la Voix du Nord ou vous trouverez une carte, des fonds européens et leur utilisation ici 98 millions pour le port de Calais, ici 11 millions d’euros pour le bus en site propre de Dunkerque, trois millions encore pour le réaménagement de la gare de Saint-Omer ou ici 2,4 millions pour un projet de recherche sur le changement climatique à l’université de Lille. Les autres journaux font à peu près la même chose. Entre 2014 et 2020, les Hauts-de-France auront reçu 1,7 milliard d’euros et l’ensemble des régions françaises bénéficié de 27 milliards d’euros sur la même période. Ça relativise le discours de ceux qui pensent que l’Europe ne fait rien. C’est normal, tant que l’Europe n’aura ni visage ni véritables couleurs elle ne passionnera pas les foules.

Il sèche l’entrainement pour voir Tottenham-Ajax et se fait virer

Il y a du monde surtout quand il s’agit de ne pas manquer le match allé qui opposait le 30 avril dernier à Londres le club anglais de Tottenham à l’Ajax d’Amsterdam en demi-finale de la ligue des champions. Jordie Van der Lann 25 ans, joueur de deuxième division au SC Telstar basé à Velsen en Hollande a séché l’entrainement pour aller voir jouer l’Ajax. Pour justifier cette absence,il a expliqué à son entraîneur qu’il était malade. Le problème c’est que Jordie est apparu trois fois à la télévision en pleine forme et tout sourire en train d’encourager l’Ajax. Bien sûr, l’entraineur était devant sa télévision. Résultat, Jordie a été viré avec effet immédiat ce qui lui a laissé du temps pour assister ce mercredi soir à la défaite de l’Ajax en match retour. Il en aura encore plus pour assister à la finale Tottenham-LIverpool qui a lieu le premier juin prochain à Madrid. Et qui sait peut-être pourra-t-il trouver cinq minutes pour voter aux européennes.