La grève scolaire pour le climat : un vent de niaiserie ?

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La revue de presse est une chronique de l'émission Deux heures d'info
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Chaque jour, David Abiker scrute la presse papier et le web et décrypte l'actualité.

Le Brexit : 40% de poisson en moins dans les filets bretons

Le Brexit toujours à la Une du Figaro, Theresa May cherche toujours la porte de sortie. À la Une du Télégramme, "Londres et l’Europe dos à dos". De la Voix du Nord "Brexit, l’horizon reste flou". Et du Parisien-Aujourd’hui en France qui nous parle des pêcheurs bretons qui sont inquiets. S’il n’y a pas d’accord entre le Royaume Uni et l’Europe d’ici le 29 mars, ce sont 40% des poissons qui disparaîtront des filets de nos chalutiers bretons, explique Pierre Klareskind (vice-président de la Région Bretagne en charge de la pêche et des ports). Pourquoi ? Parce qu’en cas de Brexit, les marins bretons n’auront plus accès aux eaux britanniques. Concrètement, ça veut dire quoi ? Des bateaux à quai, la criée qui fonctionnera au ralenti, du chômage technique pour les salariés des entreprises de mareyage et de transformation. 120 bateaux sont concernés notamment ceux qui pêchent au nord de l’Écosse et en Irlande. Pour la pêche française, le Brexit serait une catastrophe sociale. Ce serait aussi un non-sens pour la pêche anglaise qui n’a pas les effectifs pour capturer ses quotas de poisson, explique le Parisien-Aujourd’hui en France à tel point que certaines entreprises de pêche britannique commencent à approcher des équipages français pour les recruter.  Ce jeudi matin, le Brexit est un bateau ivre et il faut avoir le pied marin.

Menaces écologiques dans le Golfe de Gascogne

Mais ici ce n’est pas la pêche qui menace les espèces, c’est le trafic commercial maritime. "Alerte à la pollution sur nos côtes", titre Sud-Ouest ce matin avec les 2.200 tonnes de matières dangereuses du cargo italien échoué dans le golfe de Gascogne qui devraient souiller les Côtes de Charente-Maritime et de Gironde dans les jours à venir. Le Golfe de Gascogne également à la Une de la Charente Libre qui nous embarque aux côtés des pirates de l’opération Daulphin Bycatch menée par l’ONG Sea Sehpperd. L'objectif est de surveiller, prendre sur le fait et filmer les chalutiers, senneurs et fileyeurs qui pêchent le bar ou le merlu. L’ONG les accuse de tuer massivement les dauphins par une pêche industrielle qu’ils estiment responsables de la mort de 700 dauphins retrouvés morts sur les plages atlantiques depuis début janvier. À bord de ce navire écologique qui harcèle les professionnels de la pêche excédés, on trouve des jeunes écologistes qui réclament l’interdiction de la pêche au chalut dans les zones sensibles et l’habitat naturel des cétacés. Et vous voyez la complexité du monde dans lequel nous vivons. Le Brexit réduira les zones de pêches, la fragilité des espèces commande de pêcher et les gens veulent du boulot. Tout le monde a ses raisons, sauf qu’elles sont incompatibles.

Grève scolaire internationale pour le climat

"Génération climat, l’avenir leur appartient", titre les Inrocks. "Comment les jeunes vont changer le monde", titre l’Obs. "Coup de jeune pour le climat", se réjouit l’Humanité qui annonce la grève scolaire internationale de demain. "Peuvent-ils sauver la terre ?", s’interroge le l’hebdo Le 1. Causeur est plus mitigé contre la religion du climat et pour la raison et pour un regard un peu critique et drôle sur la mobilisation des jeunes, on lira dans Le Point l’édito de Laurent Alexandre.

Les jeunes sous prozac et vent de niaiserie

Avec leurs prévisions catastrophistes sur le climat, les verts vont finir par mettre la jeunesse sous Prozac à force de l’effrayer. Idem dans l’édito de Sébastien Lacroix ce mardi dans l’Union des Ardennes dont voici un extrait. "Depuis quelques semaines souffle un vent de niaiserie qui en dit long sur l’infantilisation de notre société. Voilà qu’en rang serrés on s’incline devant Greta Thunberg, ado suédoise qui a su nous culpabiliser nous les adultes et qui fait des émules à couettes et à boutons lesquels organisent avec leurs smartphones des rassemblement monstres, un prétexte pour sécher les cours". Et l’éditorialiste ironise tout cela va déclencher chez les parents un torrent d’émotion. Ils s’intéressent à leur destin, ils se sentent responsables. Pathétique ! Un édito méchant et drôle mais qui inspire à David Abiker cette citation de Michel Audiard : "un intellectuel assis ira toujours moins loin qu’un con qui marche".