Des Robins des bois verts et jaunes à la Une

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
La revue de presse est une chronique de l'émission Deux heures d'info
Partagez sur :

Chaque jour, David Abiker scrute la presse papier et le web et décrypte l'actualité.

À la Une de la presse ce mercredi matin des Robins des Bois, des verts et des jaunes. Le premier est élagueur (il coupe les branches en haut des arbres) et "gilet jaune", reçu ce mardi par le Président de la République. Il s’appelle Patrick de Perglas surnom Gépy. Il a fait une grève de la faim et 340 kilomètres à pieds entre Chalon-sur-Saône et Paris pour rencontrer Emmanuel Macron qui l’a reçu hier 30 minutes. Il raconte au Journal de Saône-et-Loire sa lettre de doléances lue au Président, les yeux dans les yeux. "Je lui ai dit que le peuple français avait besoin de lui pour vivre et non survivre". Ce pacifiste veut maintenant réunir les "gilets jaunes" pour écrire et présenter des revendications, se mettre autour d’une table et négocier. Un autre homme de bonne volonté, c’est Jacky Bonnemain à la Une de Presse Océan, porte-parole des Robins des bois, une association écolo qui veut interdire la pêche à la civelle, sorte de petite anguille menacée de disparition dont le quota de pêche a été reconduit hier. Des Robins des Bois, il y en a partout dans les journaux. Ceux qui veulent protéger la planète et ceux des carrefours qui veulent prendre l’argent des riches pour le redistribuer aux pauvres. Ces Robins des bois verts ou jaunes marcheront samedi. Les uns pour la planète les autres contre les taxes. Pendant ce temps-là, nous dit Libération, le Premier ministre recule en rase campagne et le président ne sort pas du bois.

Coulisses d’un revirement dans le Figaro

Les trois jours qui ont fait basculer le quinquennat. Il n’était pas question de céder samedi quand le président est rentré d’Argentine, rappelle le Figaro. Mais lorsque le ministre de l’Intérieur explique au président de la République que le mouvement devient incontrôlable, que l’idée d’un moratoire sur les taxes commence à faire son chemin. Des heures de réunions tendues et le Figaro parle d’un bras de fer terrible qui se joue au cœur du pouvoir. Édouard Philippe est partisan de ne pas céder soutenu par son directeur de cabinet et le Secrétaire général de l’Élysée. Et le Figaro rappelle que le mardi précédent, lorsque le président a parlé énergie, le moratoire sur les taxes soutenu par François Bayrou était présent dans la première version du discours présidentiel. Mais le président finit par convaincre son Premier ministre, le principe d’un moratoire est acté lundi matin. Le macronisme est entré dans une nouvelle ère conclut le Figaro. Les "gilets jaunes", eux, sont loin de ces considérations, interrogés par Libération après les annonces d’Édouard Philippe, ils disent leur scepticisme sur Facebook "Dans six mois on est bon pour remettre le gilet jaune" à Rennes. "Ils nous prennent pour des débiles" dans l’Oise. "Il ne faut surtout pas lâcher maintenant", tout est dit.

Le foot : victime collatérale des "gilets jaunes"

À commencer par le foot ! Un week au repos forcé titre l’Équipe et les matches PSG-Montpellier et Toulouse-OL reportés. L’Équipe qui explique qu’un match au Parc des princes un samedi c’est 300 policiers mobilisés. "Mieux vaut protéger l’Arc de Triomphe que protéger le Parc des Princes", admet Laurent Nicollin, président du club de Montpellier. Autre victime indirecte des "gilets jaunes", la marche pour le climat.

Agen, du monde samedi sur Place des Laitiers

Sud-Ouest explique qu’à Agen les "gilets verts" ne marcheront pas, ils feront du sur place en centre-ville, place des laitiers où se rendront aussi des "gilets jaunes", où auront lieu des animations de Noël sans oublier le même jour l’inauguration du boulevard Carnot. Ça fait du monde dans les rues. Voilà pourquoi certains syndicats de Police réclament dans Libération le soutien de l’armée. "Très compliqué", explique Libération. D’abord parce que l’armée c’est pour les situations insurrectionnelles, ensuite parce que l’armée c’est fait pour tuer pas pour assurer le maintien de l’ordre.

War Gaming à l’école militaire

Peut-être aussi parce que lundi, ce qui intéressait nos militaires, c’était les jeux de guerre mondiale et pas la guérilla urbaine avec une journée d’étude à l’école militaire à Paris où nos officiers ont observé des joueurs se livrer à leur passion ce qu’on appelle le War Gaming. Le Figaro explique des jeux dans les études stratégiques. Si vous avez un militaire dans la famille vous savez maintenant ce qu’il faut mettre au pied du sapin.

Ça sent le sapin dans le Nord

Ce matin ça sent le sapin, La Voix du Nord conseille à ses lecteurs d’acheter un sapin ch’ti, un sapin planté localement. Le sapin Ch’ti c’est l’avenir car avec le réchauffement climatique, on en plantera de plus en plus dans le nord de la France. Et Dominique qui fait tourner une exploitation avec sa fille et son gendre évoque dans la voix du Nord la culture du sapin, écoutez bien : "Le sapin c’est une école de patience. Il faut 5 ans pour qu’il atteigne une taille correcte". Le sapin c’est un peu comme la réforme, ca prend du temps avant de ressembler à quelque chose. Et comme un sapin, une réforme ça peut se planter et sentir le sapin.