Brexit : les expatriés dans le brouillard

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La revue de presse est une chronique de l'émission Deux heures d'info
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Chaque jour, David Abiker scrute la presse papier et le web et décrypte l'actualité.

Brexit : les expatriés dans le brouillard

Les Britanniques bradent 46 ans de participation à l’Union européenne avec ce Brexit qui angoisse sérieusement les 300.000 Français installés au Royaume-Uni. "Je dois rentrer en France avant le Brexit et revenir juste après, j'aurai des problèmes au retour ?" "Dois-je imaginer retourner vivre en France prochainement, car je n'aurai plus le droit de vivre ici ?" Sur les groupes Facebook de Français expatriés outre-Manche, explique ce matin le Point en ligne, les questions à propos du Brexit s'accumulent après le second rejet ce mardi par les députés britanniques de l'accord conclu par Theresa May avec Bruxelles. "Brexit, les Européens du Royaume Uni plus anxieux que jamais", titre Le Monde. Jusqu’aux Dernières Nouvelles d’Alsace "Brexit, les expatriés alsaciens dans le brouillard". Dans le Brouillard, Martin (étudiant au Pays de Galles) qui vit désormais au jour le jour. Dans le brouillard, Eloi (installé depuis 22 ans en Écosse) qui redoute les relocalisations d’entreprise. Dans le brouillard, Nicolas (trader marié à une Britannique avec deux enfants) qui se demande si son avenir professionnel est encore à Londres. En fait, c’est Libération qui résume le mieux les choses ce matin avec ce titre à double sens : "Brexit, retour à la case départ".

Aéroports de Paris en soldes ?

Ce mercredi matin dans la presse, on vend. À commencer par Aéroports de Paris avec la loi pacte examinée aujourd'hui à l’Assemblée et qui ouvre la voie à la privatisation de l’entreprise. "Un concours de couacs" pour l’Opinion, "une énigme" pour Libération qui se demande pourquoi l’Etat s’entête à vouloir céder l’entreprise au privé alors qu’ADP affiche 610 millions d’euros de profit en 2018 et sert à son actionnaire étatique de généreux dividendes. Alors pourquoi vendre ? Réponse de Bruno Le Maire : "le rôle de l’État stratège n’est pas de toucher des dividendes sur les activités du XXe siècle mais de financer celle du 21e siècle". Dans Sud Ouest, un autre Bruno lui répond, Bruno Dive. Huit à dix0 milliards retirés de la privatisation d’ADP c’est une somme quand même, de quoi payer les mesures annoncées en décembre par Macron pour le pouvoir d’achat. Même si la décision de céder 30% du capital d’ADP a été prise avant la crise des Gilets jaunes c’est avec ce raisonnement de boutiquier que le gouvernement a pris sa décision. Qu’importe qu’ADP soit le deuxième aéroport européen, qu’importe qu’il soit stratégique, qu’importe qu’aux États-Unis (patrie du libéralisme) les aéroports de ne soient points privatisés. L’État a besoin d’argent et va donc pour solder Roissy et Orly.

Les enchères ont la cote

C’est la Une de Ouest France et ce chiffre, plus de trois milliards de bien vendus aux enchères l’an dernier. Ça va de l'œuvre d’art aux objets de la vie courante comme dans l’émission de télé de Sophie Davant sur France 2. Une vingtaine de maison de vente se partagent 70% du marché. Alors qu’achètent les Français aux enchères ? Pas des actions d’aéroport de Paris mais des voitures d’occasion, de moins en moins de commodes Louis XVI en acajou (ce n’est plus du tout à la mode). Ils recherchent la nouveauté, les objets design, les BD de collection, des cartes Pokemon. Ils s’offrent aussi un mélange d’adrénaline et de compétition, confie un familier des salles de vente à Ouest France. On achète aussi du vin ça marche très bien le vin, si l'on en croit Idealwine (première plateforme de vente de vin aux enchères). Son volume a bondi de 29% en 2018. Parmi les 50 bouteilles vendues les plus cher 42 bourgognes et c’est une Romanet Conti millésime 2005 qui est partie pour 16.173 euros.

La collection de vinyle d’Europe 1 à Drouot

On souhaite autant de succès aux 3.500 disques vinyles qu’Europe1 vendra le dimanche 31 mars prochain lors de la vente qui aura lieu salle Drouot à Paris. Mis aux enchères 331 lots répartis en 19 catégories qui vont du jazz au reggae en passant par le rock, la new wave, le rap. Parmi ces disques, il y a un disque à réécouter ce matin à l’heure du café. Estimation 150-300 euros, l’édition originale d’un 45 tours sorti en 1964. Composé par un français qui quatre ans plus tard devait rencontrer une anglaise nommé Jane. On n’était loin du Brexit quand est sorti "Couleur Café".