A la Une - Le Venezuela dans la presse, une autre façon de parler de la France ?

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La revue de presse est une chronique de l'émission Trois heures d'info
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Chaque jour, David Abiker scrute la presse papier et le web et décrypte l'actualité.

Bonjour David Abiker, pour la revue de presse de ce vendredi 25 janvier, vous voulez évoquer le Venezuela ? 

Bonjour Nikos, oui à la Une ce matin, il y a le Venezuela. Mais le Venezuela vu de France, vu du pas de notre porte, le Venezuela sur du palier. Vu du Figaro, le peuple se lève contre le régime chaviste et dans son édito Patrick Saint-Paul parle d’un régime révolutionnaire qui a ruiné le pays. Logique. Vu de Libération il y a un président de trop puisqu’au moment où je vous parle il y a un président élu et un président autoproclamé. Et dans son édito Laurent Joffrin critique le chavisme pour mieux cibler le populisme. Pour l’Humanité, ce sont les Etats-Unis et Trump qui pilotent le coup de force contre le président Maduro selon la vieille tradition impérialiste américaine.

Dans son édito des Echos, Eric Le Boucher en bon libéral explique que l’échec du socialisme vénézuélien doit servir de leçon : on ne peut redistribuer ce que l’on ne produit pas. Bruno Dive dans Sud Ouest soulève quant à lui ce paradoxe qu’en France les "gilets jaunes" réclament la démission d’un Macron démocratiquement élu (ils sont 80.000) mais leurs amis de la France insoumise continuent à soutenir Maduro face au soulèvement de millions de Vénézuéliens. Chacun voit ce qui arrive au Venezuela de son paillasson. En fait dans la presse ce matin, le Venezuela une façon de parler politique et économie française en faisant un détour de 7.600 kilomètres.

Simone lègue sa fortune à son village

Alors que les maires de la Drôme ont certainement interpellé le président sur la crise des finances locales, Simone fait la une du quotidien Presse-Océan parce qu’elle a légué une petite fortune à la commune de Mesves-sur-Loire, dans la Nièvre, un village 700 habitants où elle a vécu enfant et où elle venait en vacances. L’héritage se monte à 4 millions et cinq cent mille euros. C’est 4 fois le budget de la commune a expliqué le maire pour qui ce legs composé de 3 millions en numéraire et du reste en assurance vie. Simone travaillait dans la banque, elle était mariée et a lu avec attention le bulletin d’information municipal jusqu’à sa disparition à l’âge de 94 ans.

Et le maire de Mesves sur Loire qui n’a pas caché sa joie à Presse Océan explique que lorsqu'un conseil municipal en est à débattre pour acheter une tondeuse à gazon à 1.000 euros, 4 millions et demi ça change les choses. Le maire a ajouté qu’il restait un coffre-fort à ouvrir. Mais on ignore encore ce qu’il y a dedans.

Géographie du cancer

Dessinée hier par les Santé Publique France sous la forme de 16 rapports régionaux qui mesurent entre 2007 et 2016, le nombre de cancers et leur taux de mortalité selon l’endroit où vous vivez. Plusieurs quotidiens détaillent ces rapports ce matin comme Var Matin ou le Républicain Lorrain. Ça donne une géographie française des pathologies qui place la région Bretagne et les Hauts de France en tête pour les cancers de la lèvre, de la bouche et du Larynx. On trouvera en revanche plus de cancers de thyroïdes en Nouvelle Aquitaine et PACA ou plus de cancer de l’utérus dans le Grand-Est.

Parmi les régions les moins touchées par le cancer, l’Ile-de-France et l’Occitanie. Ça veut dire en clair non pas qu’il faut déménager demain mais qu’il faut adapter l’offre de soins en fonction de cette géographie qu’on connait de mieux en mieux.

La France perd ses fleurs !?

Ouest France et le Figaro présentent les conclusions parues hier de l’Union internationale pour la conservation de la nature et du Muséum d’histoire naturelle. Un travail qui a mobilisé 40 botanistes, permis de collecter 30 millions de données pour en conclure que 742 espèces végétales sont en danger ou en voie de disparition dans notre pays. Et il faut lire dans le Figaro l’interview de Marc-André Sélosse, Professeur au Museum d’histoire naturelle et président de la Société botanique de France. Il nous parle de ce qu’il appelle le zoocentrisme. Quand je montre un tableau du douanier rousseau, mes élèves ne voient que les deux lions et pas les plantes autour. C’est ça le zoocentrisme ne considérer que l’animal et pas l’environnement.

Poésie botanique.

Parmi ces espèces menacées il y a des fleurs et des plantes aux noms incroyable : la Spiranthe d’été, les épervières, la cytise hérisson, l’Epipactis des castors, le Panicaut vivipare ou encore le Séneçon des cours d’eau. Alors évidemment quand le Président dit hier que le glyphosate on ne l’aura sans doute pas éliminé d’ici trois ans, on pense à ces plantes et à leur nom si poétique. Si ça continue, il ne restera que leur nom.