À la une : la crainte des industriels Chinois, la journée sans portables et la vie des collapsologues

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La revue de presse est une chronique de l'émission Deux heures d'info
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Chaque jour, David Abiker scrute la presse papier et le web et décrypte l'actualité.

Une journée sans portable…Huaweï ?

Une guerre commerciale où tous les coups sont permis

Les journaux nous racontent mercredi une partie d’échec où tous les coups sont permis. Regardez la une de Sud Ouest : La guerre des smartphones fait rage. Regardez la une du Figaro : le géant Huawei au cœur du choc entre Chine et Occident. Le Figaro qui raconte l’arrestation de la fille du fondateur de l’entreprise au canada. Elle pourrait être extradée vers les États-Unis qui accusent Huawei et Pékin d’espionnage et de pillage. Cela ne vous rappelle rien ces méthodes ?

Alors voyez la une de L’Express : Renault, monument en péril, Renault fragilisé par l’arrestation de Carlos Ghosn au Japon. Tous les coups sont permis pour déstabiliser les concurrents. Tous les coups sont permis sauf en Europe. Quand il s’agit de bâtir un géant industriel capable de tordre le bras à ses concurrents, l’Europe tremble c’est la une des Echos. Alstom-Siemens, la fusion qui divise l’Europe. Tout ça, ce sont des multinationale, ce sont des enjeux qui nous dépassent, mais non. 

Ouest-France, premier quotidien français, met mercredi ses lecteurs en garde contre l’enfermement du monde. Partout, les frontières se referment, partout poussent des murs et ce n’est pas la seule obsession de Trump. Dans la presse, il y a le sentiment que le monde est en train de fermer ses volets alors que vous venez d’ouvrir vos rideaux.

Une journée sans portable mais pas sans paradoxes

Le paradoxe de cette journée sans smartphone ce sont ces multinationales qui se livrent un combat de titans pour maîtriser la technologie et nous vendre des téléphones mobiles quand nous les Occidentaux faisons tout pour nous en passer quelques jours. Allez faire comprendre à vos ados qu'aujourd’hui et pendant trois jours, c’est la journée sans portable.

Selon La Voix du Nord sur Internet, il est absolument impossible de le leur faire lâcher sauf si c’est une punition. 20 minutes qui s’est rendu dans une classe de collège à Paris pour un atelier de sensibilisation à l’usage des écrans. Sondage dans la classe, les collégiens avouent passer sur leur téléphone entre une et 3 heures quotidiennes et l’un d’eux avoue même y avoir passé 33 heures en une semaine. Déconnecter, dans ce monde c’est devenu impossible.

Les collapsologues ont choisi de sortir du monde

Dans Midi Libre et la Dépêche du midi, on lira l’histoire de cette famille recluse depuis 10 jours dans un mas de l’Hérault à Corniou, isolée par la neige qu’elle n’a pas anticipée. Ce qui m’amène à vous parler de ceux qui aujourd’hui ont choisi de quitter ce monde, non pas à cause des chutes de neige mais à cause de l’état de la planète.

Le Monde les appelle les collapsologues ou les effondristes. Ces gens voient l’impasse écologique et industrielle de la mondialisation et contrairement aux survivalistes américains qui construisent des abris sous-terrains, stockent des vivres et des armes, eux pensent que la catastrophe climatique conjuguée à l’hyperconsommation exige de vivre autrement. Pour eux, l’effondrement de la civilisation basée sur l’hyperconsommation d’énergie viendra vers 2030. Alors en attendant, ils se préparent. Ils déménagent à la campagne, installent des panneaux solaires sur leur maison, arrêtent de produire des déchets, vivent sans écran, font pousser des légumes. Et ces gens ne sont pas seulement des écolos, des babas cool ou des zadistes, beaucoup étaient ou sont encore cadres dans ces fameuses multinationales qui aujourd'hui se font la guerre économique. Mais pour eux, l’effondrement n’est pas une fin en soi, c’est l’occasion d’une renaissance.

Le pape au régime vegan ?

À découvrir dans Le Parisien Aujourd’hui en France, cette campagne internationale soutenue par Yann Artus Bertrand, Paul Mc Cartney et des associations qui s’inquiètent de l’état du monde. Elle demande au pape de renoncer au poisson et à la viande pendant 40 jours. En contrepartie de quoi, un million de dollars sera versé à la cause de son choix. Si le pape François acceptait alors il faudrait réinterpréter ces paroles du Christ lors de son dernier repas : "Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang aura la vie éternelle". Aujourd'hui le crédo a changé : qui renonce à la viande sauvera peut-être le monde.