A la Une : Edouard Philippe remonte sur le ring médiatique

  • A
  • A
5:30
La revue de presse est une chronique de l'émission Trois heures d'info
Partagez sur :

Chaque jour, David Abiker scrute la presse papier et le web et décrypte l'actualité.

Bonjour David Abiker, dans la presse ce matin, Edouard Philippe remonte sur le ring médiatique

Ce matin quelqu’un remonte sur le ring médiatique, c’est le Premier ministre qui détaillait hier soir l’arsenal sécuritaire face aux violences des casseurs. Du droite, comme du gauche, le message a porté jusqu’aux une de la presse du jour. Le plan de l’exécutif pour rétablir l’ordre, c’est le Figaro. Matignon dégaine le plan anti-casseurs, le Télégramme, "Les casseurs n’auront jamais le dernier mot dans notre pays" reprend dans ses colonnes le Parisien Aujourd’hui en France ajoutant qu’Edouard Philippe hier soir sur TF1 cogne d’entrée de jeu.

Un vocabulaire qui m’a rappelé non pas la vidéo du boxeur du pont Léopold Sedar Senghor dont les regrets filmés hier avant sa garde à vue font en ce moment la curiosité des réseaux sociaux, non ça m’a rappelé que le Premier ministre est lui-même boxeur amateur et fait fréquemment des comparaisons entre les vertus de la boxe et celles qu’il faut avoir en politique.

Edouard Philippe, ou le retour des méthodes anti-hooligans

Pour Patrice Chabanet du Journal de la Haute Marne, on reste dans la métaphore sportive. "Le dispositif annoncé par le premier ministre s’inspire des méthodes mises en place pour faire à l'hooliganisme dans les stades de football mais pour lui l’exécutif subit le tempo de la minorité radicalisée" et c’est ça le risque. Subir le match. Pour Pascal Coquis dans les Dernières Nouvelles d’Alsace, "Edouard Philippe anticipe l’acte 9 des 'gilets jaunes'" avec les grands moyens. "Mais comme Sarkozy, comme Hollande, Macron cède à la tentation de légiférer sous le coup de l’urgence et de l’émotion".

Ce qui fait dire à Maurice Bontinck de la Charente Libre que "la démocratie d’émotion bat son plein, elle laisse les images en direct gouverner et la République partir en Live sous les yeux des Français stupéfaits... La main tendue du grand débat a laissé la place au bras armé de l’Etat". Pourtant la France n’est pas à feu et à sang, elle est agitée mais plus tranquille qu’on ne le dit. La Croix l’a bien compris ce matin qui parle aux Français avec douceur de l’impôt et du couple face au prélèvement à la source.

La réforme pousse les conjoints à parler d’argent pour définir leur taux respectif illustration avec ce dessin de Deligne en page 3 de la Croix. Un couple de salariés, elle et lui, se regardent fatalistes. Lui dit à sa femme : "Nous voilà donc condamnés à faire impôts séparés" ou comment la fiscalité entre dans l’intimité du mariage.

Prélèvement à la source en débat à Vittel

Oui à Vittel il y a un débat public, un vrai, sur le prélèvement à la source mais pas celui qu’on croit. A Vittel la population veut garder son eau nous explique le Monde. Le collectif eau 88 y reproche à Nestlé Waters, le principal employeur local de surexploiter la nappe souterraine pour exporter l’eau de Vittel, en Allemagne. Ca a donné lieu le 13 décembre dernier à un débat de 3 heures où chacun a pu faire valoir son point de vue, ses angoisses aussi pour essayer de trouver une solution qui garantisse l’approvisionnement des habitants, l’emploi, les intérêts de l’entreprise et bien sûr l’écologie.

Pourquoi je vous en parle ? Parce que l’eau concerne tout le monde, mais aussi parce qu’à Vittel la concertation publique est supervisée entre autres par un représentant de la Commission nationale du débat public, la même que celle qui est chargée de conduire le grand débat national voulu par le Président. Avec une nuance de taille. Elle est locale, elle porte sur un sujet qui concerne vraiment les habitants, avec des questions et des enjeux précis. Exactement le contraire de ce qui se profile à l’horizon pour le grand débat et qui fait dire à Laurent Bodin dans l’Alsace que "les dés sont pipés car de nombreux Gilets Jaunes annoncent ne pas vouloir y participer".

La goûteuse d’Hitler, une vie de roman

D’abord l’histoire incroyable de Margot Woelk la goûteuse d’Hitler racontée ce par le Parisien Aujourd’hui en France. Un destin incroyable que celui de cette femme qui testait les repas du dictateur pour prévenir toute tentative d’empoisonnement. A chaque bouchée c’était la terreur raconte Rosella Postorino qui est partie sur les traces de Margot Woelk qui en 43 sacrifie à l’âge de 26 ans et volontairement deux ans de sa vie au Führer pour en porter la culpabilité jusqu’à sa mort.

La "ripostérieur" de Colombe schneck à Yann Moix

Pas facile à avaler non plus, la sortie dans Marie-Claire du chroniqueur et écrivain Yann Moix qui avoue avec sincérité ne pas pouvoir aimer une femme de 50 ans. De quoi enflammer les conversations et déclencher la colère et les sarcasmes de nombreuses femmes de 50 ans et plus. Ces femmes auxquelles la société, les hommes et le monde du travail n’en finissent pas de renvoyer leur âge à la figure. Parmi les réactions à ces propos, la romancière Colombe Schneck a photographié un joli derrière de 52 ans (le sien ?) qu’elle a posté sur Instagram en forme de riposte. Une photo de ses fesses donc, c’est ce que j’appelle une "ripostérieur".