Des robots qui arrachent les mauvais herbes

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
L'innovation du jour est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1 - Le 6h - 9h
Partagez sur :

Anicet Mbida nous offre chaque matin ce qui se fait de mieux en matière d'innovation.

On a peut-être trouvé le désherbant écologique ultime. Plutôt que déverser des tonnes de produits chimiques, on va utiliser des robots, qui vont cibler les mauvaises herbes, et les détruire une par une.

Une par une, à la main, comme le faisaient les paysans à l’époque. C’est possible grâce aux progrès en matière d’intelligence artificielle : il faut s’imaginer un robot avec une caméra, capable de reconnaître tout ce qui pourrait être néfaste aux cultures. On le laisse se promener de façon autonome dans les champs.  Et dès qu’il repère une mauvaise herbe, il sort un petit tison et il la grille avec une décharge électrique. L’électricité va faire bouillir toutes les cellules de la plante et la tuer sur le coup, jusqu’aux racines, sans aucun produit chimique et sans même avoir à l’arracher du sol.

C’est une technologie développée par la startup RootWave. J’adore l’idée : utiliser l’électricité pour remplacer le glyphosate.

Est-ce qu’il existe la même chose pour les insectes ravageurs (on éviterait les insecticides cette fois) ?

Pas encore, mais on y travaille. Peut-être qu’un jour, on aura des rayons laser qui ciblent uniquement les insectes nuisibles. Car un mouvement se développe actuellement. On l’appelle « l’agriculture de précision ». L’idée consiste à traiter différemment chaque portion de sol, chaque plante voire même chaque feuille de la plante, pour limiter l’usage des produits phytosanitaires. Avec des robots, on pourrait se passer complètement de produits chimiques et les laisser s’occuper des récoltes uniquement de façon mécanique, à l’ancienne.

Ce sont des techniques qui pourraient se développer. Car, on le rappelle, la France va baisser progressivement l’utilisation des produits phytosanitaires. Avec comme objectif une réduction de 50% en 2025.