Réforme des retraites : Emmanuel Macron préfère finalement miser sur la durée de cotisation

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L'édito économique est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1 - Le 6h - 9h
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Alors que l'on pensait partir sur un âge de départ à la retraite à 64 ans, mmanuel Macron a fait un geste en direction des syndicats en se disant plutôt favorable à une durée de cotisation. Nicolas Barré fait le point sur cette question d'actualité économique.

Grosse surprise sur la réforme des retraites, Emmanuel Macron n’est plus favorable à l’instauration d’un âge de 64 ans pour bénéficier d’une retraite à taux plein.

C’est une ouverture spectaculaire et complètement inattendue que le chef de l’État a faite ce lundi soir sur France 2. Une ouverture en direction des syndicats sur un point clé de la réforme, l’âge à partir duquel on pourra bénéficier d’une retraite à taux plein. Mi-juillet, le haut-commissaire Jean-Paul Delevoye, en charge de la réforme, avait proposé l’instauration d’un âge pivot de 64 ans. Nous aurions conservé l’âge légal de 62 ans pour partir à la retraite mais avec une décote de 5% sur le montant des pensions pour ceux partant avant 64 ans et une surcote pour ceux partant après. Pour les syndicats, ce système revenait de facto à relever l’âge de la retraite à 64 ans. 

Le président de la République revient donc sur cette idée ?

Il se dit même plus favorable à une autre idée, qui n’avait d’ailleurs pas été écartée par Jean-Paul Delevoye, celle de se mettre d’accord avec les syndicats et le patronat, plutôt que sur un âge pivot, sur une durée de cotisation plus longue. Argument logique avancé par Emmanuel Macron, ceux qui ont commencé à travailler plus tard du fait de leurs études partiront plus tard, et les autres plus tôt. Ce faisant, le chef de l’État ouvre le jeu pour les négociations qui commencent début septembre avec les partenaires sociaux. Il leur dit en substance "rien n’est figé". Aujourd’hui, la durée de cotisation est de 43 ans. On peut décider de l’augmenter plutôt que de fixer un âge de retraite plus élevé. Aux partenaires sociaux de choisir. C’est un geste politique majeur avec toutefois une contrainte incontournable rappelée par Emmanuel Macron, le système devra être à l’équilibre en 2025.