Récession à cause du Coronavirus : l’OPEP appelle à baisser la production de pétrole

  • A
  • A
1:21
L'éclairage éco est une chronique de l'émission Europe Matin - 7h-9h
Partagez sur :

Face à l'épidémie de Coronavirus, l'économie mondiale est en pleine récession. On assiste à une chute de la demande de pétrole qui se traduira donc par une chute des prix si les pays producteurs ne réduisent pas très fortement leur production. La balle est dans le camp de la Russie qui traîne les pieds face à l'appel de l'Opep.

Le virus fait aussi trembler les producteurs de pétrole. L’Opep ne sait plus comment faire pour convaincre tous les pays producteurs de réduire leur production.

Le pétrole est vraiment le baromètre de l’économie mondiale. Ce baromètre est en train de se bloquer sur le mot récession. Partout, en Europe et en Chine. Et récession, cela signifie chute de la demande de pétrole et donc chute des prix si les pays producteurs ne réduisent pas très fortement leur production. Mais les pays producteurs se divisent en gros en deux groupes. Il y a les 13 pays membres de l’OPEP et il y a 10 autres pays, dont la Russie, qui sont moins disciplinés. Ce jeudi, les 13 pays de l’OPEP se sont réunis pour présenter un front uni face aux 10 autres et les convaincre de réduire la production de 1,5 million de barils par jour pour enrayer l’effondrement des cours.

Et ça a des chances de marcher ?

La balle est dans le camp de la Russie qui traîne les pieds. En gros, elle voudrait que ce soit les autres qui réduisent leur production mais pas elle. Avec un argument : à quoi bon réduire la production puisque dans le même temps, les États-Unis n’en ont rien à faire et inondent le marché mondial avec du pétrole de schiste. On saura dans la journée si Poutine décide de faire un geste. En attendant, les cours chutent avec 24% de baisse depuis le début de l’épidémie. On est autour de 50 dollars le baril actuellement. C’est très bien pour les automobilistes mais c’est une catastrophe pour les producteurs et en premier lieu l’Arabie Saoudite. On croit qu’elle est très riche mais figurez-vous que pour que le budget de l’État saoudien soit à l’équilibre, il faut que les cours du pétrole soient au-dessus de 80 dollars. On en est très loin !