Le plan à 300 milliards pour sauver les entreprises

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L'éclairage éco est une chronique de l'émission Europe Matin - 7h-9h
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Face à la crise sanitaire sans précédent que traverse le monde, l'économie doit être mise à l'arrêt mais les entreprises doivent impérativement être préservées. Pour venir en aide aux PME, Emmanuel Macron a annoncé des mesures fortes comme la suspension des charges, des loyers des factures d'eau et d'électricité ainsi que la garantie des prêts bancaires. Ce plan de sauvegarde a un coût de 300 milliards d'euros mais il est essentiel d'assurer la santé des entreprises.

Le président de la République a annoncé un plan massif pour soutenir l’économie, en mettant 300 milliards d’euros.

C’est aussi une guerre économique qui commence. Il faut bien réaliser que c’est la première fois, dans l’histoire moderne, que l’on décide de mettre à l’arrêt l’économie. C’est le prix de la lutte contre le virus. Pour casser sa progression, on arrête la machine économique, on arrête les usines (PSA, Renault, Michelin, par exemple), on arrête les commerces et les aéroports ferment. Nous allons donc vivre la première crise économique volontaire de l’histoire. Et ce sera une crise terrible, mondiale, la croissance va être fortement négative. Cet arrêt volontaire a un prix : 300 milliards d’euros.

Le prix pour que l’économie ne s’écroule pas totalement.

Et surtout pour qu’elle reparte une fois la vague de l’épidémie passée, dans quelques semaines, avec un outil économique préservé. Avec un tissu d’entreprises toujours debout. Ces 300 milliards vont servir à garantir tous les prêts que les entreprises pourront solliciter auprès de leurs banques pour survivre dans cette période. Ils vont servir à faire en sorte qu’il n’y ait pas de faillites, c’est la promesse qu’a faite ce lundi soir Emmanuel Macron. De même, les licenciements économiques seront interdits. Des indemnités mensuelles sont aussi prévues pour les milliers de commerçants, libéraux ou artisans qui ont vu leur activité s’effondrer. Cela va coûter une fortune aux États, dans le monde entier. Mais c’est le prix pour que l’économie aussi retrouve la santé après le choc du virus.