L'appel commun des patronats français, allemand et italien

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© Europe 1
L'éclairage éco est une chronique de l'émission Europe Matin - 7h-9h
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Les représentants du patronat français, allemand et italien s'allient face à la crise du coronavirus pour faire pression sur les gouvernements européens. Ils lancent un appel pour que les dirigeants du continent mettent en place un plan de relance conséquent.

L’Europe va-t-elle enfin se mettre d’accord sur un plan de relance ? Les gouvernements sont divisés, du coup les entreprises s’inquiètent et font monter la pression.

Et c’est rare : les patronats des trois plus grandes économies européennes (Allemagne, France et Italie) lancent, ce matin, un appel commun pour que les Etats se bougent. Ces présidents des plus grandes organisations patronales européennes, dont Geoffroy Roux de Bézieux pour le Medef, voient la chute des carnets de commande. Ils voient le risque de décrochage de nos économies. Et ils constatent qu’il n’y a pour le moment aucun plan de relance concerté.

D’où cet appel pour faire bouger les lignes, notamment en Allemagne. Par cet appel, le patronat allemand fait pression sur le gouvernement de Berlin puisqu’il prend parti pour une relance qui impliquerait un effort budgétaire de l’Allemagne au profit de ses voisins. 

Mais est-ce que les lignes ont une chance de bouger ? 

Oui pour deux raisons. D’abord parce que la Banque centrale européenne, sur laquelle on compte toujours beaucoup pour soutenir l’économie, ne peut pas tout faire. Elle est sous la surveillance de la Cour constitutionnelle allemande qui veut la brider. Ensuite parce qu’Angela Merkel accepte désormais l’idée d’une relance budgétaire européenne et que les Pays-Bas, le pays le plus inflexible, commence à se montrer un peu plus compréhensif.

Ces pays n’accepteront pas une relance aussi massive que ce que demandent les patronats européens ce matin, à savoir injecter chaque année 5% du PIB dans l‘économie. Mais ils ne peuvent pas totalement ignorer l’appel au secours des entreprises qui n’est autre qu’un appel à sauver l’économie européenne.