Publicité
Publicité

Fraude fiscale : UBS condamné à une amende de 3,7 milliards, un record en France

L'édito éco

21 février 2019

Episode - 00 minutes - Économie

Description de l'épisode

Chaque matin, Nicolas Barré fait le point sur une question d'actualité économique.


Le verdict est sans précédent : une amende de 3,7 milliards d’euros pour fraude fiscale infligée à la banque suisse UBS par la justice française.

C’est un verdict à l’américaine. Là-bas, on est habitué aux amendes astronomiques. Rappelez-vous BNP Paribas, condamnée à verser neuf milliards de dollars pour mettre fin aux poursuites pour violation de l’embargo contre l’Iran et Cuba. Une manne, soit dit en passant, qui a permis à la police de New York de renouveler ses équipements, son matériel électronique, ses locaux : merci BNP Paribas ! En France, un jugement aussi lourd est totalement inédit. UBS va faire appel, bien sûr, mais ils sont condamnés à 3,7 milliards d’euros, vous l’avez dit, plus 800 millions de dommages et intérêts à verser à l’État français. UBS est reconnu coupable de démarchage illicite et blanchiment de fraude fiscale, pour avoir encouragé de riches clients français à ouvrir des comptes en Suisse et à échapper à l’impôt.

 

Avec ce verdict, la justice française change d’échelle dans les peines qu’elle prononce ?

On passe en quelque sorte du million au milliard, ce ne sont plus les mêmes ordres de grandeur. Et surtout ce qui est inédit dans ce jugement (et ce sera sans doute contesté en appel) c’est que le tribunal n’a pas eu besoin d’entrer dans les détails de la fraude elle-même: il a considéré que l’organisation même de la banque conduisait à la fraude, qu’elle était organisée pour, qu’elle avait mis en place un "système" interne qui favorisait la fraude. C’est sur cette seule base qu’UBS est condamné. Le message aux autres banques est limpide : tolérance zéro.

Et si on se fait prendre, c’est la peine maximale comme aux États-Unis ?

Oui et comme aux États-Unis, ça veut dire que vous avez intérêt à négocier avec la justice, à passer une transaction pour éviter la condamnation et le procès. C’est très courant là-bas, ça existe depuis peu chez nous et c’est d’ailleurs ce qu’aurait dû faire UBS, car la justice française, au départ, était prête à transiger à 2,5 milliards alors que finalement, la banque va devoir payer 4,5 milliards. Mauvais choix, il aurait mieux valu éviter le procès ! Avec cette décision, on glisse vers une pratique à l’américaine où les délits financiers sont beaucoup plus lourdement sanctionnés. C’est un changement majeur.

 

 

Animateurs associés
  • Olivier Babeau

    La machine française à déqualifier

    Ce lundi, sur Europe 1, Olivier Babeau s'intéresse au salaire réel des cadres qui a reculé de 5% quand le smic a augmenté de 25%.

      Audio -     Vidéo -   12 janvier 2026 

      Audio -     Vidéo -   12 janvier 2026 

  • Agnès Verdier-Molinié

    Pénaliser le cumul emploi retraite : le mauvais calcul !

    Ce jeudi, sur Europe 1, Olivier Babeau s'intéresse à la pénalisation du cumul emploi retraite.

      Audio -     Vidéo -   8 janvier 2026 

      Audio -     Vidéo -   8 janvier 2026 

  • Olivier Babeau

    Les inégalités, un faux problème

    Ce mercredi, sur Europe 1, Olivier Babeau s'intéresse au faux problème des inégalités.

      Audio -     Vidéo -   7 janvier 2026 

      Audio -     Vidéo -   7 janvier 2026 

  • Agnès Verdier-Molinié

    Bons et mauvais points de la loi spéciale sur le budget

    Ce mardi, sur Europe 1, Agnès Verdier-Molinié s'intéresse aux avantages et aux inconvénients de la loi spéciale sur le budget.

      Audio -     Vidéo -   6 janvier 2026 

      Audio -     Vidéo -   6 janvier 2026 

  • Olivier Babeau

    Venezuela : la ruine économique du «socialisme du XXIe siècle»

    Ce lundi, sur Europe 1, Olivier Babeau s'intéresse à la situation économique du Venezuela.

      Audio -     Vidéo -   5 janvier 2026 

      Audio -     Vidéo -   5 janvier 2026 

  • Agnès Verdier-Molinié

    Bilan depuis 2017 : l’évolution de la dette

    Ce jeudi 01 janvier 2026, Agnès Verdier-Molinié s'intéresse à l'évolution de la dette depuis 2017.

      Audio -   1 janvier 2026  - 02 min

      Audio -   1 janvier 2026  - 02 min

  • Bannière Europe 1

    Javier Milei : le succès s’est confirmé

    Agnès Verdier-Molinié et Olivier Babeau

    Ce mercredi, Olivier Babeau s'intéresse à Javier Milei.

      Audio -     Vidéo -   31 décembre 2025 

      Audio -     Vidéo -   31 décembre 2025 

  • Bannière Europe 1

    Depuis 2017, la dépense publique ne baisse pas

    Agnès Verdier-Molinié et Olivier Babeau

    Ce mardi, Agnès Verdier-Molinié s'intéresse à la dépense publique.

      Audio -     Vidéo -   30 décembre 2025 

      Audio -     Vidéo -   30 décembre 2025 

  • Olivier Babeau

    L’utile leçon du dernier prix Nobel

    Agnès Verdier-Molinié et Olivier Babeau

    Ce lundi, Olivier Babeau s'intéresse au dernier prix Nobel.

      Audio -     Vidéo -   29 décembre 2025 

      Audio -     Vidéo -   29 décembre 2025 

  • Europe 1

    Bilan des normes depuis 2017

    Ce jeudi 25 décembre, Agnès Verdier-Molinié s'intéresse au bilan depuis 2017

      Audio -   25 décembre 2025  - 02 min

      Audio -   25 décembre 2025  - 02 min

Publicité
En lien avec cette émission
Elisabeth Assayag.
Économie

La France bouge

Elisabeth Assayag

Entreprises, associations, collectivités locales... Elisabeth Assayag met chaque jour à l'honneur celles et ceux qui travaillent activement au renouveau de la société économique et entreprennent partout en France. Ils évoquent chacun au micro d'Europe 1 leur expérience et partagent leurs astuces et conseils avec celles et ceux qui viennent de se lancer.<br /> <br />